dimanche , 28 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Finance islamique</span>:<br><span style='color:red;'>Adoption du règlement par le Conseil de la monnaie et du crédit</span>

Finance islamique:
Adoption du règlement par le Conseil de la monnaie et du crédit

Le règlement relatif aux conditions d’exercice par les banques et établissements financiers des opérations bancaires relevant de la finance participative portant sur les produits financiers conformes à la Charia, a été adopté dimanche dernier par le Conseil de la monnaie et du crédit.

Il s’agit d’une démarche importante pour le développement de la finance islamique en Algérie et répondra aux attentes des opérateurs économiques et aux particuliers.
Les produits concernés, sont la Mourabaha, Moucharaka, Moudaraba, Ijara, Istisna’a, Salam ainsi que les dépôts en comptes d’investissement.
S’agissant des objectifs du règlement adopté, celui-ci vise «à prendre en charge les particularités de ce mode de financement et de collecte de ressources, à répondre au mieux aux attentes, actuelles et futures, des opérateurs économiques, à renforcer l’inclusion financière en contribuant à la mobilisation de l’épargne, en général et particulièrement à celle circulant en dehors du circuit bancaire» a indiqué à l’agence APS des responsable de la Banque d’Algérie.
Il vise également de participer à élargir l’éventail des produits et services bancaires touchant l’ensemble des segments de l’économie, dans le cadre d’une intermédiation bancaire et financière organisée et adaptée, ajoutent-ils. En fait, ce règlement précise davantage les exigences requises en matière organisationnelle, procédurale et comptable, ainsi qu’en matière de formation et de qualification du personnel» ajoute la même source.
«La mise en place de guichets dédiés à la finance participative devrait s’articuler autour de trois (3) principes fondamentaux» explique-t-on. Ces principes sont: «la graduation dans l’application, la consultation dans l’élaboration et l’inclusion de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux», insistent-ils. A cet effet, le développement de ces instruments doit reposer sur la mise en place, au niveau des banques et établissements financiers concernés, de systèmes d’information, de comptabilisation et de gestion distincts et adéquats, de dispositifs procéduraux adaptés ainsi que des espaces réservés.
Les banques et établissements financiers doivent également disposer de personnels qualifiés et exclusivement dédiés à ce segment de la finance soulignent-ils. «Ceci constitue une exigence majeure pour les banques et établissements financiers qui décident d’ouvrir des fenêtres spécifiques aux instruments participatifs. La distinction et l’imperméabilité entre les deux catégories d’activités (produits bancaires conventionnels et finance participative), doivent être scrupuleusement observées», font-ils valoir.
Pour ce qui est des conditions de lancement de cette catégorie de produits, les mêmes responsables avancent que conformément aux dispositions législatives et réglementaires, le lancement effectif de ces produits sur le marché par les banques et établissements financiers, doit avoir obtenu, au préalable, l’avis de non objection de la Banque d’Algérie.
Conformément aux missions qui lui sont dévolues par la loi, la Banque d’Algérie, tout en encourageant l’enrichissement de la gamme des produits bancaires de la place, «veille à la stabilité et à la sécurité du système bancaire dans son ensemble» ont-t-ils affirmé. Et d’ajouter «À ce titre, la Banque d’Algérie s’assure que les risques liés à l’activité d’intermédiation de toute banque et de tout établissement financier, quelle que soit la nature des produits concernés, sont effectivement cernés et contenus et ne sont pas de nature à fragiliser le système dans son ensemble».
Alger: Samir Hamiche