jeudi , 22 octobre 2020

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Après la crise…

Le Conseil des ministres se réunit aujourd’hui, avec deux grands dossiers au menu : l’épidémie du coronavirus et la loi des Finances complémentaire. Il va de soi que les Algériens attendent avec une grande impatience les conclusions du Conseil. Mais tout le monde s’attend à ce que l’exécutif ne recourra à aucune disposition impopulaire, ni engagera une réforme susceptible de provoquer une crispation au sein de la société. La mobilisation générale étant déjà sonnée par le président de la République, la priorité ira vers la préservation de la vie et de la Santé des Algériens. Aussi, l’on s’attend à ce que le gouvernement dépense sans compter pour empêcher toute dégradation importante de la situation sanitaire du pays. Il veillera également à ce que les Algériens puissent passer cette étape difficile dans la vie de la Nation avec un minimum de dégâts. C’est d’ailleurs l’idée que se fait le président de la République de sa mission, en ces circonstances si particulières. Les Algériens attendent de leur Etat qu’il agisse dans leur intérêt et le Président Tebboune s’y est engagé le jour même de son élection à la tête du pays.
Mais il faut souligner que la guerre que mènera l’Algérie au coronavirus qui, soit dit en passant, coûtera énormément chère, intervient dans un contexte économique des plus problématiques avec un prix de pétrole à 25 dollars le baril et des réserves de change en baisse régulière. Mais l’Algérie n’est pas le seul pays à se retrouver dans cette situation si compliquée. La quasi-totalité des Etats de la planète traversent le même dilemme économico-sanitaire. En un mot comme en mille, le coronavirus a mis tout le monde sur le même pied d’égalité.
De fait, les gouvernements de la planète font face aux mêmes difficultés que l’équipe de Abdelaziz Djerad. Tous les pays vont s’endetter fortement ou faire tourner la planche à billet à plein régime. L’Algérie ne fera pas exception. Les Algériens ne souffriront peut être pas les prochains mois, mais comme le reste de l’humanité, l’après-pandémie sera très dure avec des taux de chômage ahurissant et un appauvrissement généralisé de presque toutes les couches sociales. Cela est une évidence.
Cela étant dit, ce sera à la société qui saura rebondir, de se retrouver sur la première ligne dans la reconstruction de son économie et, partant, de l’économie mondiale. L’Algérie a tous les moyens humains et économiques pour faire partie du peloton de tête. Il faut y réfléchir dès aujourd’hui. C’est le rôle de l’actuel exécutif. Les Algériens le jugeront à son efficacité dans la reprise rapide du pays, dans un contexte mondial, totalement nouveau.
Par Nabil.G