jeudi , 24 septembre 2020

Au delà des dogmes et du populisme

L’urgence du moment veut que l’on se mobilise pour travailler sérieusement sur une sortie de crise salutaire pour le pays. En ces moments de crise, il est vraiment malvenu et tout à fait déplacé de faire dans cette surenchère sans limites qui n’a de finalité que de paralyser le pays et pousser vers un point de non retour qui ne peut déboucher que sur l’inconnu le plus total et le plus risqué.
Alors que les bonnes volontés et ceux qui ont vraiment saisi la délicatesse du moment et surtout la complexité de la situation se sont avancés pour permettre de débloquer la situation, d’autres campent toujours sur leur position rigide et destructrice pour l’avenir du pays. Leur seule ambition reste la ligne de leur parti au détriment du salut du pays. Ils se complaisent dans cette situation de blocage et pensent pouvoir tirer profit aux dépens des intérêts de tous les Algériens. Cette vision étroite ne peut en aucun cas être au profit du pays et menace sérieusement tous les équilibres.
Alors que le pouvoir a clairement signifié par les paroles mais aussi par les actes qu’il privilégie le dialogue inclusif pour pouvoir sortir de l’impasse institutionnelle, il est malheureux de voir que de l’autre côté, on nous rabâche toujours le même disque usé de la suspicion et du manque de confiance. On va même jusqu’à douter de toutes les bonnes volontés et se permettre de juger tous ceux qui n’ont pas choisi la même démarche et qui œuvrent, sans espérer aucune contre partie ni poste ni ambition personnelle, de faire le jeu des gouvernants.
Pourtant, les choses sont claires et limpides, c’est aux partis, aux associations et à la société civile en général de mettre en place les mécanismes les plus rigoureux et les plus démocratiques pour garantir des élections libres et transparentes.
Des élections qui seront une première en Algérie, puisque toute la loi électorale sera revue de fond en comble pour garantir justement le début d’une nouvelle ère politique qui, justement,nécessite l’adhésion de tout le monde y compris ceux qui, aujourd’hui, ont préféré leur dogmatisme et même leur populisme au détriment de ce qui est, de loin, le plus important entre tout, c’est-à-dire l’intérêt suprême du pays et la consécration des revendications du peuple qui, dés le début, s’est mobilisé pour justement voir se concrétiser cette mise en place de la nouvelle république tant souhaitée par tous.

Par Abdelmadjid Blidi