lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Exploitation illégale des plages</span>:<br><span style='color:red;'>Bedoui hausse le ton</span>
© D.R

Exploitation illégale des plages:
Bedoui hausse le ton

L’interpellation d’hier, peut éventuellement constituer une instruction ferme à l’adresse des autorités locales, à la condition que ces dernières disposent des moyens d’une pareille politique. Or, à voir les échecs répétés de toutes les saisons estivales précédentes, il est fort à parier que le discours du ministre de l’Intérieur trouve quelques résistances sur le terrain.

La problématique de l’accès aux plages a constitué, hier, l’un des aspects les plus importants du discours du ministre de l’Intérieur prononcé à l’ouverture de la rencontre nationale consacrée aux préparatifs de la saison estivale, organisée au siège de son département ministériel.
La question de la sécurité des estivants face aux comportements incivique de certains jeunes hommes sans éducation qui s’approprient des plages entières, a été frontalement posée par le ministre. «Nous exhortons les walis à consolider le rôle des commissions de sécurité dans les wilayas côtières pour faire face aux squatteurs de plages et mettre un terme à tout dépassement en vue de protéger les droits et acquis des estivants et préserver ces espaces qui sont, par la force de la loi, la propriété des citoyens», a déclaré M. Bedoui devant un parterre de walis et en présence des ministres du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que celui de la Culture.
L’injonction de Noureddine Bedoui est très opportune, sauf que ce n’est pas la première fois qu’un ministre de l’Intérieur interpelle les responsables locaux à l’effet de renforcer la sécurité sur les plages. Le constat que font les citoyens est, quant à lui, sans appel.
Très peu de plages ont répondu aux standards fixés par les autorités centrales concernant la gestion des plages. Que ce soit en matière de sécurité, de la gratuité d’accès à ces espaces publics, qu’au plan de l’hygiène, les plages du littoral sont, dans leur écrasante majorité, très éloignées du minimum requis pour garantir la quiétude du citoyen.
Le constat est partagé par tous, jusqu’au ministre de l’Intérieur en personne. L’interpellation d’hier, peut éventuellement constituer une instruction ferme à l’adresse des autorités locales, à la condition que ces dernières disposent des moyens d’une pareille politique. Or, à voir les échecs répétés de toutes les saisons estivales précédentes, il est fort à parier que le discours du ministre de l’Intérieur trouve quelques résistances sur le terrain.
Il reste que l’insistance de M. Bedoui et la forte présence ministérielle lors de cette rencontre, suppose que la volonté est plus forte cette année.
Le rappel par le ministre de l’Intérieur que la politique touristique de l’Algérie reposait sur la «garantie de l’accès libre et gratuit aux plages et la liberté totale pour l’estivant d’utiliser ses propres équipements de plage ou de les louer au niveau de ces espaces», atteste d’une évolution dans le discours et l’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis des fléaux qui enlaidissent l’image de marque de l’été algérien.
Cette volonté est d’ailleurs perceptible à travers une exposition représentant les efforts déployés par l’Etat pour assurer une meilleure organisation de la saison estivale 2018.
Alger: Smaïl Daoudi