mardi , 9 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>LA NORMALISATION MOYENNANT L’OCCUPATION DU SAHARA OCCIDENTAL</span>:<br><span style='color:red;'>Belhimer décrit le choix comme stérile</span>

LA NORMALISATION MOYENNANT L’OCCUPATION DU SAHARA OCCIDENTAL:
Belhimer décrit le choix comme stérile

Le ministre a relevé le fait que le développement de la presse électronique constitue «une priorité du plan d’action du secteur en vue de prendre en charge ce nouveau type de média, en l’occurrence la presse électronique qui a facilité la communication et les transactions dans divers domaines».

La normalisation par le Maroc de ses relations avec l’entité sioniste en contre partie de la reconnaissance d’une pseudo marocanité du Sahara occidental par le président américain sortant, Donald Trump est «un choix stérile et vain face à la volonté invincible des peuples contre l’occupation et la tyrannie», estime le ministre de la Communication et Porte- parole du gouvernement, Ammar Belhimer. Le ministre qui a accordé un entretien au site d’information «EL Khabar Press» a également commenté l’empressement arabe d’apporter leur soutien au Makhzen marocain en affirmant sur le sujet de l’ouverture par les Emirats arabes unis d’un consulat à Laayoune occupée, que «l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des pays, c’est là une position de principe.» Cette posture n’empêche pas l’Algérie «d’apporter son soutien au droit des peuples à l’autodétermination, la cause sahraouie étant une question de décolonisation et la République arabe sahraouie démocratique étant membre fondateur de l’Union africaine (UA). De ce fait, les villes sahraouies dont Laayoune sont des villes occupées par le Royaume du Maroc». Sur les questions nationales, M.Belhimer a mis en évidence les «acquis par lesquels la nouvelle Constitution a consolidé la liberté de la presse, y compris la presse électronique». Pour le ministre, ces avancées sont «une concrétisation du projet du Président de la République visant à asseoir les fondements d’une nouvelle réalité médiatique basée sur le professionnalisme, le pluralisme, la numérisation et la créativité». Dans cet ordre d’idée, le ministre a affirmé que «la réforme globale et participative du secteur constitue le point de départ du plan d’action du ministère de la Communication.» Aussi, le plan d’action adopté par le gouvernement ambitionne de «revoir les cadres et lois régissant le secteur de la Communication et généraliser l’usage du numérique », souligne le ministre, préconisant «la création de contenus cybernétiques nationaux et la qualification de la ressource humaine exerçant dans le secteur de l’information et les métiers de la presse». Cette valorisation des compétences est donc un axe central de la démarche ministérielle, mais qui «ne saurait être atteint uniquement par la réforme du système juridique mais exige de la part des parties concernées l’accomplissement de leur devoir avec un sens élevé de nationalisme et de responsabilité morale et professionnalisme», insiste le ministre. C’est dire la complexité du défi et les entraves qu’il va falloir éliminer. Et la promulgation du décret exécutif fixant les modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne et la diffusion de mise au point ou de rectification sur le site électronique, publié le 25 novembre 2020, en est l’une des illustrations. A ce propos, le ministre relevé le fait que le développement de la presse électronique constitue «une priorité du plan d’action du secteur en vue de prendre en charge ce nouveau type de média, en l’occurrence la presse électronique qui a facilité la communication et les transactions dans divers domaines.» L’urgence d’encadrer l’activité tien aussi dut fait que l’Internet «est aussi devenu un terreau favorable aux campagnes de stigmatisation, de diffamation et le chantage, voire d’atteinte à la réputation et la stabilité des institutions ». M.Belhimer précisera que son ministère «oeuvre dans le cadre de ses prérogatives à finaliser les textes réglementaires autorisant les opérations d’hébergement». Le ministre a précisé, à ce propos, que l’opération d’hébergement dans le domaine (.dz) «relève des prérogatives des institutions et organes nationaux habilités, à l’instar du Centre de Recherche sur l’Information Scientifique et Technique (CERIST)». Cependant, il ajoutera que «d’autres institutions sont chargées de l’hébergement des sites électroniques dont l’Agence presse service (APS), l’Etablissement Public de Télédiffusion d’Algérie (TDA) et Algérie Télécom ainsi que des opérateurs privés ». On apprendra que l’APS «dispose d’un Data Center répondant à tous les besoins d’hébergement des sites électroniques et de stockage des contenus informatisés (stockés en cloud), tout en garantissant une sécurité maximale aux données, autant en termes d’accès qu’en matière de contenus ininterrompus 24/24H et 7/7J». Sur un autre volet, le ministre a révélé «l’élaboration d’un projet d’arrêté portant lancement d’un appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de services de diffusion télévisuelle thématiques». Il a estimé que cette opération «contribuera au renforcement des trois textes réglementaires déjà existants relatifs à la loi sur l’audiovisuel sous forme de décrets exécutifs».
Nadera Belkacemi