lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Pour le remplissage d’une bouteille d’oxygène</span>:<br><span style='color:red;'>Une longue et harassante attente à Hassi Ameur</span>

Pour le remplissage d’une bouteille d’oxygène:
Une longue et harassante attente à Hassi Ameur

Ce sont des dizaines de citoyens qui, quotidiennement, attendent leur tour dans la zone industrielle de Hassi Ameur chez un producteur d’oxygène pour le remplissage des bouteilles, a-t-on constaté sur place.

Devant la pénurie actuelle et la pression que subissent les hôpitaux, les proches des malades à domicile trouvent d’énormes difficultés pour trouver un concentrateur d’oxygène ou une bouteille. Beaucoup d’annonces et d’ appels à l’aide sur les réseaux sociaux restent malheureusement sans suite. A Hassi Ameur, des citoyens venus des wilayas limitrophes et même des wilayas du centre du pays attendent leur tour.
« Ça fait deux jours que je suis là, il y a plus de 300 personnes inscrites dans la liste, une trentaine son passé déjà, je ne sais pas quand viendra mon tour » nous dira un citoyen de la wilaya de Sidi Bel-Abbés. Parmi les citoyens rencontrés sur place, figurent même ceux des wilayas du centre comme Ain Defla, «nous avons fait le chemin jusqu’à Oran pour alimenter l’hôpital de notre région en bouteilles d’oxygène » nous dira l’un d’entre eux. Les citoyens interrogés sur place ont exprimé leur mécontentement devant ce qu’ils ont qualifié de «lenteur ».
«On peut rester facilement durant 3 jours ici. Il y’en a parmi nous qui ont été informés de la mort de leurs proches, ils ont jeté les bouteilles est quitté les lieux. C’est inadmissible qu’on court dans tous les sens pour le remplissage d’une bouteille d’oxygène. On passe la nuit dans nos véhicules et avec le confinement qui débute à 20H, heureusement qu’il y a des bienfaiteurs qui nous ramènent de la nourriture» dira un citoyen dépité.
Pendant ce temps-là, sur les réseaux sociaux, les appels à l’aide se multiplient pour la demande d’une bouteille d’oxygène, dont le prix dans le marché noir peut dépasser les 10 millions de cts. Une somme difficile à avoir, notamment pour ceux qui ont de faibles revenus.
« Ils sont introuvables à Oran, on ne sait pas à quel saint se vouer, où sont les services concernés, pourquoi il n’y a pas une grande disponibilité de ces bouteilles, pourquoi ils ne multiplient pas les points de remplissage » dira un citoyen. D’autres citoyens estiment que les bouteilles existent mais une partie est cachée dans les maisons, parce que leurs propriétaires redoutent que l’un de leurs proches soit touché par le Covid-19.
Fethi Mohamed

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