mardi , 16 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Il a été DG  d’«El Djoumhouria» et d’autres journaux indépendants</span>:<br><span style='color:red;'>Benameur Boukhalfa n’est plus !</span>

Il a été DG d’«El Djoumhouria» et d’autres journaux indépendants:
Benameur Boukhalfa n’est plus !

C’est un jour bien triste que ce mercredi 27 avril où nous quitte à jamais notre ami et frère Benameur Boukhalfa. Un homme au regard sévère mais au cœur d’une grande tendresse.

Un homme et un professionnel avec le quel j’ai eu l’honneur et le privilège de faire mes premières armes dans ce difficile métier du journalisme à la fin des années 80 dans l’hebdomadaire sportif « Maghreb sports », ensuite le quotidien sportif « Algérie Sport » qui était une expérience unique dans le paysage médiatique algérien, avant d’aller tous ensemble avec notre ami Hafid créer le quotidien l’Opinion en 1991, et qui a vu la consécration de plusieurs journalistes qui ont marqué le monde de la presse nationale par la suite, et dont certains malheureusement ne sont plus de ce monde. Boukhalfa c’est aussi un pan de l’histoire de la presse d’Oran. Lui qui a débuté sa carrière en 1969 à « La République » qui allait devenir par la suite, après l’arabisation, «El Djoumhouria».

Un quotidien où il passera de longues années comme maquettiste en chef et auquel il donnera une empreinte particulière en ces temps où faire un journal était une passion qui dévorait de jeunes journalistes amoureux fous de ce métier. Et c’est donc par la suite qu’il rejoint la presse privée avec un groupe d’amis pour créer les journaux cités plus haut, avant de revenir à son premier amour qu’est la presse publique et précisément le quotidien « El Djoumhouria » où il sera nommé directeur général en 1991. Un poste qu’il ne quittera qu’à sa retraite en novembre 2012. Benameur Boukhalfa est sorti un peu fatigué de cette expérience et avait quelques problèmes de santé, mais il était toujours dans les parages de son domicile à ES-Sénia. Mais ce mercredi un maudit malaise a eu raison de lui. Un homme sincère et intègre nous quitte en ce mois béni de ramadhan alors qu’il avait 74 ans. C’est en quelque sorte, un peu de notre histoire mais aussi de l’histoire de la presse d’Oran qui nous quitte avec le départ, pour un monde meilleur, de notre cher Benameur Boukhalfa.
Abdelmadjid Blidi