lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>L’UNIVERSITÉ ORAN 2 AU TEMPS DE LA COVID-19</span>:<br><span style='color:red;'>Cap sur le mode d’enseignement à distance</span>

L’UNIVERSITÉ ORAN 2 AU TEMPS DE LA COVID-19:
Cap sur le mode d’enseignement à distance

L’enseignement hybride consistant en une alternance d’enseignement en mode présentiel par vagues et en mode enseignement à distance (EAD) est devenu impératif à l’Université Oran 2 Mohamed Ben Ahmed.

Les responsables de cet éta blissement de l’enseigne ment supérieur veillent ainsi à moderniser le mode d’enseignement universitaire et à prévenir les enseignants et les étudiants des risques de contamination à la Covid-19. Durant cette pandémie du virus Corona, l’Université Oran 2 Mohamed Ben Ahmed a dû affronter, à l’instar d’autres établissements de l’enseignement supérieur du pays, une situation inédite où l’enseignement à distance s’est avéré la seule alternative pour assurer la continuité pédagogique. Pour Smaïn Balaska, recteur de l’Université d’Oran 2, également directeur de la Conférence régionale des Universités dans l’Ouest (CRUO), le mode hybride sera appliqué durant la nouvelle année universitaire, voire pour les deux années à venir. «Nous nous acheminons vers une période où le mode de l’enseignement à distance s’imposera inéluctablement, tant que la situation sanitaire reste telle qu’elle est puisqu’il nous sera impossible d’appliquer les mesures préventives de la Covid19 en mode présentiel dans les facultés à grande affluence comme celles des Sciences juridiques, des Sciences économiques et sociales», a précisé à l’APS M. Balaska. Pour lui, le ministère de tutelle a opté pour le mode hybride alternant entre le présentiel et l’enseignement à distance. «A notre niveau, nous avons mis tous les moyens pour assurer le succès du système EAD)», a-t-il précisé. Pour le premier axe de ce mode qu’est le présentiel, l’Université d’Oran 2 appliquera l’enseignement par vagues, à raison de deux à trois groupes, de 08H00 à 18H00 selon les facultés. A ce niveau, tous les moyens ont été mis en place pour sa réussite, principalement le transport universitaire, a assuré le recteur qui n’exclut pas qu’avec le risque de persistance de cette situation l’enseignement à distance «va s’imposer».

Le système EAD plus qu’une nécessité

Pour permettre également la réussite du deuxième axe de l’EAD, tous les moyens ont également été mobilisés depuis plus d’un mois pour préparer la prochaine année universitaire 2020- 2021, dont le coup d’envoi est prévu le 15 décembre prochain. Un chantier de formation des enseignants sur les techniques d’enregistrement de vidéos destinées aux étudiants de 1ère année Licence, toutes matières et branches confondues a été initié. «En l’espace d’un mois seulement, nous avons filmé l’équivalent de plus de trois mois de cours pour les premières années de licence. Nous continuons la préparation d’autres programmes, au fur et à mesure», a souligné le recteur. Par ailleurs, le libre choix a été donné aux enseignants des autres années universitaires pour entreprendre des actions similaires. Tout le corps enseignant a bénéficié de formations sur l’utilisation des outils les plus simples possibles pour enregistrer les cours, sans avoir recours à un studio d’enregistrement, a-t-il précisé. Des chaînes You tube, dédiées à chaque faculté, ont été créées. Les liens des cours seront mis incessamment sur la plateforme de téléenseignement. Les cours seront lancés, dès le 1er décembre, tandis qu’en mode présentiel, la rentrée universitaire est prévue le 15 décembre. «De grands efforts ont été déployés par les jeunes du centre de calcul de l’Université, ainsi que par des enseignants pour la réussite de ce processus. Ils ont fait preuve d’une disponibilité sans faille car, malgré les contraintes, ils ont réussi à trouver les bonnes solutions», a précisé Smaïn Balaska.

L’étudiant au centre des préoccupations

«L’étudiant est l’élément principal de ce processus. Tout a été fait pour qu’il ne manque d’aucun moyen nécessaire à un enseignement à distance réussi», a assuré le premier responsable de l’université Oran 2. «Nous voulons éviter tout désagrément et dérangement à nos étudiants. Ceux-ci, dès la confirmation de leur inscription, une adresse électronique personnelle leur sera créée avec un identifiant et un mot de passe. Ils seront dotés d’un compte dans la plateforme de télé-enseignement qui leur seront remis, une fois présenté à leur faculté, ils pourront suivre les cours à distance», a-t-on fait savoir. Les inscriptions se sont également bien déroulées en mode à distance pour limiter les déplacements à l’Université. Il fallait juste que l’étudiant accède à une plateforme dédiée aux inscriptions, s’acquitte des frais d’inscription soit par le biais de la poste ou par la carte bancaire, a expliqué le même responsable. Une fois l’inscription confirmée et les frais d’inscription réglés, l’établissement reçoit la confirmation sur la plateforme «Progress», une attestation d’inscription et une carte d’étudiant sont remises à l’étudiant, une fois qu’il se présente à sa faculté ou le jour de la rentrée universitaire. Toutefois, dans certaines régions éloignées, les étudiants avaient des difficultés à régler les frais d’inscriptions et à achever leurs inscriptions. La bibliothèque centrale de l’Université et un centre d’inscriptions ont été dédiés à ces opérations pour permettre de respecter les mesures sanitaires à l’accueil des étudiants, a relevé M. Balaska.