mardi , 30 novembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>ECLAIRAGE PUBLIC DÉFAILLANT À AÏN EL TURCK</span>:<br><span style='color:red;'>Certains candélabres détériorés sont imputés aux organisateurs des traversées clandestines</span>

ECLAIRAGE PUBLIC DÉFAILLANT À AÏN EL TURCK:
Certains candélabres détériorés sont imputés aux organisateurs des traversées clandestines

Les traversées clandestines ont, à priori, selon les informations glanées auprès de riverains, une grosse de responsabilités dans la détérioration de l’éclairage public, notamment au niveau de la partie basse du chef-lieu, où les condamnables actes de vandalismes, ciblant particulièrement et intentionnellement les candélabres, sont relevés.

En cette veille de saison hiver nale, avec le raccourcisse ment des journées, les riverains de cette zone se retrouvent ainsi confrontés aux ténèbres après la perpétration des ces actes « Nous sommes dans l’obligation d’accompagner nos enfants à l’école tous les matins en raison de l’obscurité ambiante, qui règne dans les rues. Nous craignons surtout qu’ils soient la cible des attaques de chiens errants affamés, qui rodent dans les ténèbres à la recherche de nourriture» ont déploré des riverains de la rue Beau Séjour, située au niveau de la partie basse de la localité de Bouisseville. En effet, selon le constat établi le soir de visu, une obscure situation de déliquescence, dans toute l’acceptation du terme, prévaut dans les sombres rues et autres venelles de ladite localité notamment dans la zone en question. Certains de ces habitants, ayant vraisemblablement perdu tout espoir quant à une hypothétique opération de réhabilitation des poteaux électriques, se sont munis de lampes torches, bon gré mal gré, pour percer les ténèbres. « Une lampe torche est aussi utile qu’un parapluie les jours de pluie. Cependant, la pluie ne dure pas forcément et le parapluie n’a donc pas d’utilité en permanence. Mais dans notre cas, la défaillance de l’éclairage public perdure dans le temps et s’étend dans l’espace et nous avons donc ainsi besoin de nos lampes torches durant toute l’année » a ironisé un habitant de ladite localité, avant de renchérir avec amertume «à l’instar de ma famille, la plupart de mes voisins sont munis d’une lampe torche pour s’orienter dans l’obscurité et éviter ainsi de tomber dans les crevasses tapissant les chaussées. C’est aberrant, surtout en cette veille de la saison des pluies avec les incontournables flaques d’eau, qui stagnent sur les chaussées défoncées. C’est un secret de polichinelle que les candélabres sont régulièrement vandalisés par les organisateurs des traversées clandestines. Ils préfèrent, pour des raisons que l’on devine aisément, opérer dans l’obscurité ». Il convient de noter dans cet obscur contexte que l’éclairage public est aussi défaillant, voire inexistant, dans certaines zones essaimées à travers les six localités que compte le chef-lieu de la daïra d’Ain El Turck. Le quartier Bensmir, communément appelé douar naquousse et celui du Commandant Ferradj, appelé douar Maroc, illustrent parfaitement ce piteux état de fait. Le même sordide constat est aussi relevé sur la rue Melinette, qui traverse les six localités en question ainsi que l’Allée des Villas, continuité de la rue de Paris, et qui aboutit rue de la République, à mi-chemin du boulevard Les Dunes, près du village de Cap Falcon. L’éclairage public dans ces deux dernières zones, est, de part leur proximité avec la plage, régulièrement ciblé par le vandalisme volontaire et intentionnel. Dans le village de Cap Falcon, les habitants dénoncent aussi avec un vif désappointement « les actes de piratage de l’énergie électrique opérés à partir des poteaux, en pointant un doigt accusateur vers les occupants d’un immense et répugnant regroupement de constructions illicites, niché en contrebas de la partie basse ». Cette autre transgression, qui s’est largement répandue avec le temps, à la faveur d’un stupide laisser- faire, serait en partie à l’origine de l’obscurité dans plusieurs rues de ce village où le sordide règne en maître absolu. Signalons dans ce biscornu état de fait que nos interlocuteurs ont déploré le climat d’insécurité, qui s’est pernicieusement installé dans leurs quartiers dépourvus d’éclairage public. « Nous traversons la peur au ventre de grandes zones sombres pour accéder à nos domiciles et nous limitons au maximum nos sorties après la tombée du soir» ont-ils regretté. Il y a lieu de noter que les services de la daïra ont mené, quelques jours avant l’entame de la saison estivale, une opération d’installation de 300 candélabres, LED, dans le chef-lieu. Fort malheureusement un grand nombre d’entre eux est défaillant en raison d’actes de vandalisme ou les impacts indésirables des mignardises de la nature. Dans les deux cas, le résultat est le même. Criarde ostentation des ténèbres.
Rachid Boutlélis