lundi , 28 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Festival national de la musique moderne d’Oran</span>:<br><span style='color:red;'>C’est parti</span>
© OT / Adda

Festival national de la musique moderne d’Oran:
C’est parti

Plusieurs centaines de jeunes se sont retrouvés en fin de journée de mercredi pour prendre part au coup d’envoi de la 18ème édition du Festival national de la musique moderne se tenant à Oran, très précisément dans la salle de Cinéma «Le Maghreb», ex-Régent.

Ayant ouvert le bal de cette rencontre artistique, quatre troupes musicales se sont relayées sur le podium de la somptueuse salle de cinéma «Le Maghreb» donnant une image particulière tout en la vibrant par des sonorités à la fois merveilleuses et bien arrangées.
Il faut dire que ces jeunes sont très imprégnés des sons des quatre coins du globe. Pour preuve, ils se sont illustrés en fin de journée de mercredi, par des prestations qu’ils ont données tout à fait identiques à celles des grands challenges des grandes salles du monde. En tous les cas, la salle le Maghreb n’est pas en reste étant donné qu’elle est connue pour avoir abrité de grands spectacles à l’image de celui de Johnny Halliday dans la fin des années 1960. Donnant le coup d’envoi, les membres de la troupe Elka, venue de Tizi-Ouzou, ont donné de leur meilleur en offrant un lot de cinq chansons dans lesquelles les artistes ont su et pu allier les styles Rock et Blues avec musiques du terroir. Cette prestation, tant saluée par les présents, a été marquée par des arrangements modernes merveilleusement élaborés par les membres du groupe n’ayant pas fait fausse note tout au long de leur show. Leur emboitant le pas, les «Silence Sound» d’El Bayadh ont, eux aussi, brillé par leur show qu’ils ont donné en le rythmant par le chant gnaoui.
Cette formation, créée en 2012 et lauréate du meilleur prix de l’édition de 2014, a présenté un produit n’ayant rien à envier aux grands dignitaires du chant gnaoui en se produisant dans la fin de journée de mercredi. Dans leur prestation, les éléments composant cette troupe, ont réussi à franchir le cap en séduisant les présents par leur verbe qu’ils ont fusionné à un chant millénaire, tant convoité, le Gnaoui. Dans leur show de mercredi, la troupe, par le biais de son choraliste Mecheri Diae El Hak, a bercé les présents en leur proposant avec brio les chansons Es-Salaam et Chilouni. La troupe n’est pas à présenter étant donné qu’elle a marqué sa trace dans le répertoire du chant algérien en ayant produit trois vidéos clips. À son tour, le groupe de Tingitanium, venu de Chlef, a réussi à subjuguer le public avec une fusion de plusieurs genres musicaux, Solo et harmonie de jazz, quelques couplets de chansons raï tels que Dabri une chanson de Cheikha Rimiti et chansons Chaabi, Nseblek ya omri de Hachemi Gueraouabi. La troupe tire son inspiration de l’appellation de l’ancienne citadelle Castinum Tingitanium ou encore citadelle de Tanger.
Teveste ou tout simplement la wilaya de Tébessa est représentée par la troupe musicale de la Maison de jeunes de Tébessa. Celle-ci, en offrant son bouquet, a ajouté plus de couleurs et d’entrain à ce gala musical d’ouverture de cette manifestation culturelle, qui promet d’être haute en couleurs. La 28ème rencontre artistique d’Oran, organisée par la Direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya d’Oran, regroupe 13 troupes musicales représentant 13 wilayas du pays. Cette compétition est supervisée par un jury et des examinateurs connaisseurs du monde de l’art musical devant élire, à la fin du concours, trois troupes lauréates qui seront récompensées. Il faut aussi dire que la rencontre s’inscrit dans ses dimensions des préparatifs des JM de 2021.
Tout compte fait, elle a été rehaussée par la présence de l’Inspecteur général de la wilaya, Djilali Sakina, qui a représenté le wali d’Oran, d’élus et de représentants du Comité de préparation des Jeux méditerranéens de 2021, de la Direction de la Jeunesse et des Sports et de la société civile.
Mohamed Aissaoui