lundi , 17 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Le ministre de la Communication au sujet du nouveau mode de scrutin</span>:<br><span style='color:red;'>«C’est un tournant et un changement radical»</span>

Le ministre de la Communication au sujet du nouveau mode de scrutin:
«C’est un tournant et un changement radical»

Le ministre a évoqué avec insistance la guerre de 4e génération menée contre l’Algérie. A ce propos, il a révélé que l’objectif des cyber-attaques ciblant notre pays est de l’installer «dans une lente dégradation de son tissu social et de son édifice institutionnel…»

La loi organique portant régime électoral s’appuie sur un mode de scrutin qui tranche avec les expériences passées. Il empêche toute falsification et rend toute orientation désuète. C’est là l’appréciation du ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Amar Belhimer, qui définit «le scrutin de liste ouverte à la proportionnelle avec vote préférentiel sans panachage», comme idéal. Selon M.Belhimer, «il s’agit d’un tournant, d’un changement radical par la voie pacifique et institutionnelle, dans lequel ni l’argent, ni les excroissances du système ne doivent orienter le choix de l’électeur ou le falsifier».
Le ministre, qui a accordé un entretien au quotidien Ecotimes, affirme que la loi électorale prévoit d’autres dispositions qui rendent l’affairisme en politique quasi impossible, notamment en limitant les mandats à deux seulement et en encourageant la participation des jeunes à la vie politique.
L’on déduira de l’entretien que les prochaines élections législatives ne sont qu’une première étape d’un long processus de réforme qu’engagera le gouvernement sitôt les nouvelles institutions installées. M.Belhimer a évoqué «l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics, le régime électoral, la loi relative aux partis politiques, la loi relative à l’information, le statut de la magistrature et l’organisation judiciaire, la loi cadre relative aux lois de finances».
Sur la question des agréments accordés à de nouveaux partis politiques, le ministre n’a pas manqué de relever l’impératif pour les nouveaux venus sur la scène politiques de relver «le respect du caractère démocratique et républicain de l’Etat ainsi que le pluripartisme». A cela, le ministre ajoutera que le parti en question doit «renoncer à l’instrumentalisation et la manipulation de la religion et s’abstenir de toute forme de violence et de contrainte». Une allusion claire à la volonté de garder l’Islam en dehors des luttes partisanes.
Ces exigences politiques incontournables sont accompagnées par des «conditions techniques», notamment l’implantation nationale, la tenue des assises constitutives et la conformité des statuts à la nouvelle loi organique sur les partis. Ce volet est important, au sens où certains avaient cru voir dans l’ouverture consacrée par la Constitution sur cet aspect précisément, matière à dévier l’Etat de ses principes républicains.
Concernant les réformes lancées dans le secteur de la Communication, le ministre a souligné la nécessaire révision de la loi organique relative à l’information. Celle-ci sera mise en conformité avec les principes de la nouvelle Constitution et «son adaptation aux réalités de la nouvelle Algérie à laquelle nous aspirons tous».De fait, la création du Conseil national de la presse sera proposée dans la nouvelle loi sur l’information. Ledit Conseil sera également chargé des aspects d’éthique et de la déontologie du journalisme.
Le ministre a aussi évoqué avec insistance la guerre de 4e génération menée contre l’Algérie. A ce propos, il a révélé que l’objectif des cyber-attaques ciblant notre pays est de l’installer «dans une lente dégradation de son tissu social et de son édifice institutionnel en visant paritairement l’Armée nationale populaire sur laquelle pèsent les lourdes missions de défense». Cela tout en estimant que même «s’il ne faut certainement pas baisser les gardes, force est de constater que ces velléités ont été systématiques déjouées». La maturité des Algériens et l’efficacité des services de sécurité ont prévalu.
Nadera Belkacemi