vendredi , 18 juin 2021

Comment remédier aux lacunes et aux défaillances constatées ?

Une toute récente instruction du wali d’Oran est venue rappeler aux chefs de daïras et aux maires des communes côtières, que l’accès aux plages du littoral de la wilaya est gratuit pour tous les citoyens. Comme chaque année, depuis plus d’une décennie, ce principe de «gratuité de l’accès à la plage» est rappelé par les autorités concernées ordonnant à tous les acteurs concernés de faire respecter la Loi et les règlements en vigueur en la matière. Chaque année, au début de chaque saison estivale, les pouvoirs publics affirment que les citoyens sont libres d’occuper une petite parcelle de sable, avec leurs propres chaises et parasols , pour profiter du soleil et de la fraîcheur de l’eau. Et chaque année, les gestionnaires et élus locaux sont invités à mettre à la disposition des estivants et vacanciers toutes les commodités permettant de leur assurer un séjour agréable et sans les désagréments liées notamment à l’approvisionnement en eau potable, l’éclairage public, l’hygiène, le stationnement, et d’autres volets concernant la tranquillité et la sécurité des estivants. Malheureusement, avant même l’ouverture officielle de la saison, l’afflux important des vacanciers et estivants sur les plages de la corniche oranaise s’accompagne déjà des premiers signes de carences et de défaillances dans la gestion de ce dossier. Les consignes et instructions émises par les autorités locales sont encore une fois bien loin d’être prises au sérieux et respectées. Comme toutes les saisons précédentes, on assiste déjà aux mêmes pratiques d’occupation des espaces par des énergumènes abusivement installées en «plagistes» ou «gardiens de véhicules» auto-déclarés. Malgré l’annonce de l’installation d’un administrateur de plage, appuyé par deux élus locaux en renfort, rien ne semble indiquer une nette amélioration des conditions de gestion des espaces dédiés au tourisme balnéaire local. En certains endroits du littoral, le rejet des eaux usées, les ordures et les détritus, et même l’implantation de baraques hideuses servant de points de vente de boissons et de sandwichs douteux, illustrent s’il le fallait encore le laxisme et le mensonge par omission de certains acteurs municipaux qui ne se soucient en réalité que de leur carrière politicienne et de leur propres intérêts. Comment pouvoir remédier aux lacunes et aux défaillances constatées sans une stratégie d’évaluation et de sanctions clairement mises en œuvre par des responsables vraiment attachés au rêve de renouveau et de changement vers une Algérie nouvelle…
Par S.Benali