jeudi , 22 octobre 2020

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Comment sera le nouveau monde ?

Aucune activité sociale, culturelle, politique ou économique n’échappe à la logique épidémique que vit le pays. Les Algériens, à l’instar de tous les êtres humains qui peuplent la planète, voient leur vie totalement accaparée par la pandémie mondiale. L’impact désormais directe du coronavirus dans la vie de l’humanité amène à repenser la destinée de la communauté internationale. On pensait celle-ci stratifiée. Certains avaient plus de chances de survie que d’autres, un meilleur environnement, un plus grand confort et donc une possibilité plus forte de «tenir la canne par le bon bout». Mais ce n’est plus évident, maintenant que des puissants qui vivaient barricadés derrière une armée de gardes et de mesures strictes de sécurité ont attrapé la maladie. Certains en sont morts et d’autres suivront. Ils sont morts comme meurent les gens d’en bas, ceux qui ne disposent d’aucune immunité « pré-fabriqué » par l’argent et les nouvelles technologies. C’est dire que l’apparat du 21e siècle n’a pas résisté à l’attaque du plus petit être vivant de la création.
Les dirigeants du monde, les puissants en tête, sont appelés à méditer cette première pandémie qui frappe l’humanité moderne pour la remettre à sa juste mesure, à savoir, qu’elle ne pèse pas plus que les autres espèces qui peuplent cette planète. Comme les dinosaures ont disparu et comme la moitié des êtres vivants sont présentement menacés d’extinction, l’humanité apprend qu’elle n’échappera pas à cette logique. Et pour cause, le coronavirus ne tue que 3 à 5 % de la population contaminée. Et on compte déjà en quelques semaines plus de 10.000 morts. Rien n’interdit de penser que ce virus peut encore muter ou qu’un autre apparaisse avec un taux de mortalité supérieur à 50 %. D’ailleurs, il en existe déjà qui provoque le décès de 90% des personnes atteintes. Il sévit déjà en Afrique. C’est le virus Ebola. Qui peut dire avec certitude qu’une épidémie comparable à celle d’Ebola ne prenne pas des allures pandémiques dans le futur ?
Cela pour dire que le coronavirus doit absolument amener l’humanité à relativiser sa puissance sur terre. Au sein même de la communauté des humains, l’enseignement qu’apporte la pandémie est tout aussi crucial que les très nombreux décès qu’elle provoque. Le coronavirus finira pas s’estomper et laissera l’humanité face à elle-même, à ces dérives capitalistes, à ses injustices. Il va falloir reconstruire sur les ruines économiques et sociales qu’aura engendrées la maladie. Il faut édifier un nouveau monde. La question est : comment sera-t-il ?
Par Nabil.G