mardi , 20 octobre 2020

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Consacrer la volonté populaire

Comment protéger la voix du citoyen et comment faire que ses choix soient l’expression incontestable du modèle de gouvernance voulu et choisi par les Algériens. C’est au tour de ces points nodaux que se construira le nouveau projet de la loi électorale. Réussir ce projet, c’est acter de manière définitive la rupture avec tous les systèmes de gouvernance qu’a connu notre pays depuis son indépendance.
On le sait, et ce n’est là qu’un autre secret de polichinelle, que les résultats qui sortaient des urnes n’exprimaient pas forcément le choix des électeurs. L’argent et la magouille étaient parmi les grandes références de pratiquement tous les rendez-vous électoraux. Une situation à laquelle il devenait plus qu’urgent d’y remédier dans le cadre de la grande œuvre de la construction de la Nouvelle Algérie.
Mettre terme à ces pratiques était parmi les promesses du candidat Tebboune. Et fidèle à ses engagements, le Président a chargé une commission nationale qui aura à élaborer ce nouveau projet de rupture avec les pratiques du passé. Dans ses orientations adressées à la dite commission, le président Abdelmadjid Tebboune a été des plus clairs à ce sujet, « mettant l’accent sur la définition de normes électorales transparentes qui consacrent une rupture totale avec les mauvaises pratiques du passé, en interdisant le système des quotas dans la répartition des sièges et l’achat des consciences et en séparant argent et Politique, en tant que conditions indispensables pour la moralisation de la vie politique et la garantie d’élections reflétant réellement la volonté populaire, ce qui donnera naissance à des institutions démocratiques, intègres, crédibles, de niveau, ouvertes aux jeunes notamment les universitaires et à la société civile ».
En termes plus clairs, le président veut mettre fin au système des quotas et à l’intrusion de l’argent sale dans « l’élection- désignation » des représentants du peuple qui sortaient jusqu’à ce jour des urnes. Ou qui plutôt ne sortaient pas des urnes, mais étaient parachutés par des forces anti-démocratiques qui ont ruiné le pays. Les affaires en justice auxquelles nous avons assisté dernièrement, dont l’affaire Tliba, illustrent on ne peut mieux et de manière irréfutable cet état de fait qui a décrédibilisé toutes les assemblées élues à commencer par la plus importante d’entre elles à savoir l’Assemblée Populaire Nationale.
Concrétiser les revendications du hirak passe inévitablement par la consécration de la volonté populaire dans le choix de ses élus.
Par Abdelmadjid Blidi