jeudi , 22 octobre 2020

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Consolider la souveraineté retrouvée

En ce jour-anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre 1954, dignement célébré à tous points de vue en Algérie, l’on peut affirmer que la flamme révolutionnaire est encore vivace au sein de la société et dans tous les cœurs. Soixante années après le premier coup de feu de la guerre de libération nationale, les Algériens continuent à porter leur Révolution en bandoulière. C’est visiblement leur nourriture spirituelle et politique. A chaque pas que la Nation fait, on se demande toujours comment auraient fait les Chouhadas. A chaque faux-pas, l’on se pose la même question. C’est un signe qui ne trompe pas sur les liens très forts qui unissent les citoyens à leur passé révolutionnaire.
Dans ce passé révolutionnaire qui a vu tout un peuple se soulever contre le système colonial, les Algériens d’aujourd’hui, retiennent la détermination de leurs aînés et se posent légitimement la question de savoir ce que penseraient les martyrs de la qualité des relations que nous l’Algérie avons avec la France. Car, en définitif, la guerre de libération nationale aura certes, été le combat-référence que l’humanité a vécu au 20e siècle, mais l’action armée était dirigée contre un Etat qui soutenait l’odieux système colonial.
65 ans après le déclenchement de la guerre et plus de 57 ans après la libération du pays, l’(on demande donc comment les Algériens et les Français, écriront-ils les nouvelles pages de leur histoire commune. En d’autres termes, les politiques des deux pays, sauront-ils trouver les mots justes pour avancer l’un vers l’autre sans hériter les susceptibilités mutuelles ? En clair, allons-nous assister à un petit miracle diplomatique qui fera dire à un président de la France ce que les Algériens veulent entendre de la part d’un officiel français ? Toutes ces questions qui, n’en sont en réalité, qu’une seule, habitent les esprits des citoyens des deux côtés de la Méditerranée. En fait, tout le monde voudrait tourner définitivement la page des souffrances pour ne laisser que celle de l’honneur et du miracle révolutionnaire, sans haine, ni rancune à l’endroit des citoyens des deux pays. Que tout le monde sache que les Algériens ont combattu un système injuste, raciste et inhumain, mais pas une civilisation et un peuple. L’important est d’ouvrir une autre page sur un avenir peut être pas rose, mais en tout cas, beaucoup moins traumatisant que le passé commun.
Cinquante sept années après l’indépendance, les acteurs de l’horreur coloniale ont fait des petits qui continuent l’œuvre de leurs parents et organisent un véritable travail de sape de l’Histoire qui, jusqu’à aujourd’hui, a freiné tout élan de la France dans le sens du repentir. Mais pour nous autres fils des vaillants moudjahidine, l’important est de consolider l’indépendance et la souveraineté retrouvée.

Par Nabil.G