mardi , 4 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le Président Tebboune dresse ses priorités au plan politique </span>:<br><span style='color:red;'>Constitution, société civile et Etat de droit</span>

Le Président Tebboune dresse ses priorités au plan politique :
Constitution, société civile et Etat de droit

Le président de la République est déterminé à édifier un Etat qui promeut la démocratie, mais luttera fortement contre l’anarchie. L’on aura ainsi compris à travers l’entretien accordé à la presse nationale, que le président de la République est plus que jamais déterminé à faire émerger la démocratie en Algérie, mais une démocratie qui fait avancer le pays, pas celle qui le conduit vers le chaos.

Dans la panoplie de sujets abordés avant-hier lors de l’entretien qu’il a accordé avant-hier à quatre journaux, le président de la République a abordé l’aspect politique de son programme, comme la pierre angulaire de toute la démarche qu’il entend accomplir pour aboutir à la nouvelle République. Une nouvelle Constitution, un nouveau code électoral et l’affirmation de la loi comme seul et unique arbitre entre les Algériens. En consacrant la séparation des pouvoirs dans la nouvelle loi fondamentale du pays et en proposant un code électoral juste, le président de la République entend jeter les bases de l’Algérie nouvelle.
Dans l’entretien, le chef de l’Etat a montré une grande volonté à parfaire le projet pour lequel il a été élu à la tête du pays. Le contre-temps imposé par le Covid-19 ne saurait empêcher l’avènement de la nouvelle Constitution. A ce propos, le Président a ordonné sa diffusion au niveau des médias et des partis politiques et associations de la société civile dans les plus brefs délais. L’on s’attend à un débat, d’abord virtuel puis réel juste à la sortie du confinement.
C’est là un signe de la détermination de la présidence de la République de faire avancer cet important dossier. Cela donnera le ton aux changements que le chef de l’Etat entend finaliser à l’échéance de la fin de l’année en cours. A cette date, l’Algérie disposera d’institutions fortes. «Je crois que nous devons rattraper le temps en ce qui concerne le changement politique pour ne pas laisser de place au vide», dira à ce propos, le président de la République. L’on apprendra également «l’avancement des travaux dans le processus de révision du Code électoral dont une commission spéciale veille à son élaboration, pour que l’Algérie voit au final ses institutions plus solides d’ici la fin de l’année».
La conviction de Abdelmadjid Tebboune est que la démocratie ne saurait évoluer dans le cadre d’un Etat faible. Aussi, toute l’attention des autorités est tournée vers la création des conditions d’émergence d’institution solides et respectées par les citoyens parce qu’elles font appliquer la loi dans toute sa rigueur. Mais une société ne pourrait s’imbriquer utilement dans un processus démocratique en l’absence d’une société civile digne de ce nom. A ce propos, le Président de la République a rappelé sa volonté de mettre cette même société civile dans les conditions qui lui permettent de lui «redonner son mot à dire dans la gestion». Il a annoncé son intention d’encourager «la création d’un plus grand nombre d’associations civiles d’intérêt général tout en bénéficiant de subventions». Cet acteur primordial dans tout équilibre social et politique de la nation a certainement besoin de s’exprimer dans une presse réellement libre. A ce propos et faisant référence à la polémique née ces derniers temps, le Président Tebboune a assuré que la liberté d’expression était garantie en Algérie mais dans les limites du respect de la loi et loin de tout alarmisme, affirmant qu’il s’appuie dans son rapport avec la presse nationale sur «le dialogue continu et l’effort de persuasion». La ligne rouge est donc tracée et celle-ci a un rapport direct avec la Constitution, la séparation des pouvoirs et la démocratie.
M. Tebboune a d’ailleurs tenu à préciser qu’«il existe des choses inadmissibles tant pour nous que pour les journalistes qui dénoncent, eux aussi, cette confusion entre la notion de liberté et l’anarchie». Le président de la République est ainsi déterminé à édifier un Etat qui promeut la démocratie, mais luttera fortement contre l’anarchie. L’on aura ainsi compris à travers l’entretien accordé à la presse nationale, que le président de la République est plus que jamais déterminé à faire émerger la démocratie en Algérie, mais une démocratie qui fait avancer le pays, pas celle qui le conduit vers le chaos.
Anissa Mesdouf