mardi , 4 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Oran vit son 3ème pic de la pandémie </span>:<br><span style='color:red;'>Création de 5 centres de dépistage par PCR</span>

Oran vit son 3ème pic de la pandémie :
Création de 5 centres de dépistage par PCR

Pas moins de 5 centres de dépistage par PCR ont été créés récemment à Oran au niveau des EPSP, a-t-on appris jeudi dernier auprès du docteur Youcef Boukhari, chef de service de prévention à la direction de la santé et de la population de la wilaya. “Ces centres sont au niveau d”Es-Seddikia, Es-Senia, Hai Bouamama, Arzew, Oued Tlélat, ces centres vont alléger la pression sur l’Ehu et le Chuo et l’antenne régionale de l’institut Pasteur.

Ces centres ont été dotés de kits de prélèvements et ces EPSP vont prendre en charge les cas contacts des cas notifiés positifs au niveau des établissements hospitaliers”, dira notre interlocuteur. Pour réussir la mission de ces centres, des médecins et des paramédicaux ont été formés pour les prélèvements, entre 15 et 30 prélèvement sont effectués quotidiennement.
Le docteur a rappelé également la charge constatée sur l’antenne régionale de l’institut Pasteur à Oran qui couvre 12 wilayas de l’ouest et du sud ouest du pays. Il a rappelé également, la bonne nouvelle de la mise en place d’un appareil PCR au Chuo qui devra être mis en service dimanche, ce qui permettra d’augmenter la capacité des analyses PCR effectuées où près de 400 analyses sont effectuées quotidiennement au niveau de l’EHU et l’antenne régionale de l’institut Pasteur. Notons que la plupart des tests PCR, sont réalisés sur des échantillons prélevés en utilisant des tampons nasaux. Les sécrétions nasales, le sang, la salive, l’urine ou encore le liquide amniotique peuvent être testés par PCR. Les échantillons sont ensuite analysés à l’aide d’une méthode appelée amplification en chaîne par polymérase (PCR), qui détecte l’ARN du virus, soit le génome qui permet son identification.
La recherche ne peut démarrer sans cette partie de code génétique spécifique à chaque virus. Il est à rappeler que les tests PCR sont bien connus et couramment utilisés pour rechercher des virus humains, animaux ou végétaux. Toutefois, la méthode est assez sophistiquée. Le déroulement d’un test PCR pour diagnostic du SAR-COV-2 est donc en quatre phases, la première le prélèvement, qui est rhino-pharyngé avec un écouvillon, conditionnement de l’échantillon sous triple emballage.
Ce prélèvement peut être fait à condition de disposer du kit de prélèvement. Certaines procédures prévoient de prendre deux échantillons pour chaque prélèvement pour une durée de 5 à 15 minutes. La 2ème phase est le transport où les échantillons doivent être conservés à 4 °C. Durée pour la collecte et le transport entre un demi-jour à un jour, éventuellement plus rapide si le prélèvement est à proximité du plateau d’analyse. Concernant la 3ème phase qui est l’analyse. Elle est faite au moyen d’un thermocycleur. Il existe de nombreux types d’appareils correspondant à des usages différents.
Ces appareils étant plus ou moins automatisés pour l’analyse en masse, les thermocycleurs travaillent par lot de 64 échantillons et peuvent analyser jusqu’à 1 000 à 3 000 échantillons par 24 h. La dernière phase du cycle est la délivrance des résultats. Par ailleurs, notre interlocuteur a rappelé qu’Oran vit actuellement son 3ème pic de la pandémie. “Le premier pic a été constaté les premiers jours du Ramadhan.
Le 2ème après l’Aid El Fitr, le 3ème, on le vit maintenant” dira t-il. Il a dans ce cadre, rappelé que cette situation est due au non respect des mesures préventives comme le port de la bavette et la distanciation sociale notamment, dans les bus du transport privé. Il a dans ce cadre, salué la décision de l’interdiction des fêtes de mariage. Il a rappelé que pour vaincre cette pandémie, il y a 3 règles d’or, la première c’est le port de la bavette, la 2ème le respect de la distanciation sociale et la 3ème le lavage des mains.
Fethi Mohamed