vendredi , 27 mai 2022
<span style='text-decoration: underline;'>AIN DEFLA</span>:<br><span style='color:red;'>Culture du colza : 40.000 ha prévus au titre de la prochaine campagne agricole</span>

AIN DEFLA:
Culture du colza : 40.000 ha prévus au titre de la prochaine campagne agricole

Une superficie de 40.000 ha devrait être consacrée à la culture du colza à l’échelle nationale au titre de la campagne agricole 2021/2022, en hausse par rapport à celle réservée la saison précédente (3.000 ha), a-t-on appris mardi auprès de l’Institut National de Vulgarisation Agricole (INVA).

Il s’agit ainsi d’une hausse «importante» de la superficie devant être réservée à la culture du colza au titre de la campagne agricole 2021-2022 par rapport à celle réservée durant la précédente campagne, attestant ainsi l’importance consacrée à cette culture, a précisé le directeur de l’INVA, Brahim Korichi en marge d’une caravane d’information et de sensibilisation sur l’importance de la culture du colza et dont le lancement a été donné par son organisme à partir de Aïn Defla. Faisant remarquer que cette culture est inscrite sur la feuille de route élaborée par le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MADR), il a noté que la superficie escomptée (40.000 ha) est susceptible d’être dépassée à la faveur de l’immensité des terres abandonnées ou non travaillées (pour diverses raisons) à l’échelle nationale. Le développement de cette filière permet de diminuer l’importation de l’huile de colza , de même qu’il consolide les aliments pour bétail, a-t-il soutenu, mettant en évidence les incidences positives de cette plante sur le sol grâce aux matières organiques qu’elle dégage. M. Korichi a, également, mis en exergue les avantages environnementaux «non négligeables» de cette plante, d’autant qu’elle permet de piéger les nitrates contenus dans le sol et, partant, de lutter contre la pollution des nappes phréatiques.
Il a, en outre noté que le lancement de cette caravane d’information et de sensibilisation consacrée à l’importance de la culture du colza à partir de cette wilaya n’a pas été fortuit mais s’explique par les potentialités agricoles énormes dont elle dispose. Faisant remarquer que le suivi de l’itinéraire technique de la culture du colza est assuré par l’Institut technique régional des grandes cultures (ITGC), le représentant de cet organisme à Khémis Miliana, Ournid Kouider a, pour sa part, fait état d’une production de 6.300 qx réalisée lors de la campagne précédente.
Au sujet de l’érosion, il a noté que ce phénomène se traduit, parfois, par la perte de plusieurs tonnes de terre par hectare et par an, observant qu’en couvrant le sol 9 à 11 mois sur 12, notamment à l’automne, le colza réduit «très sensiblement» les risques d’érosion.
«Le colza rompt le cycle des maladies des céréales et des mauvaises herbes dans la rotation, absorbe l’azote en automne, améliore l’état organique des sols et constitue une plante mellifère attractive pour les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles», a-t-il encore fait savoir. Assurant que ses services tablent, cette année, sur une superficie de 1.500 ha consacrée à la culture du colza, le directeur des services agricoles (DSA) de Aïn Defla, Laïb Makhlouf a, pour sa part, lancé un appel aux agriculteurs de la wilaya pour se lancer dans cette filière aux perspectives «prometteuses». «Les avantages du colza sont innombrables notamment ses effets bénéfiques dans les rotations céréalières et les agriculteurs ont assurément un grand à s’inscrire dans cette dynamique visant à contribuer à la sécurité alimentaire du pays», a-t-il soutenu.

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