dimanche , 27 septembre 2020

Des carences et des dérives commises en toute impunité…

Ni les antennes locales des partis politiques, ni le mouvement associatif, ni les «élites « présumées ou autodéclarées d’une société civile aux contours vagues et diffus, n’ont été capables d’organiser et d’animer sur la scène locale un semblant de débat crédible et intéressant sur les stratégies, les choix et les enjeux du développement local. Il est à la fois curieux et risible de constater sur les réseaux sociaux que la majorité des acteurs-militants dans un parti ou une association ne publient des post que pour adresser des condoléances, des félicitations, des hommages ou se gargariser de commentaires creux et inutiles sur l’état des lieux de leur organisation politique ou syndicale.
De temps à autre, certains ciblent un responsable ou un élu local, l’accusant plutôt abusivement de «mauvaise gestion» et de «complicité avec les anciens barons du pouvoir» aujourd’hui incarcérés. Des conflits internes, des «règlements de compte» et des zizanies qui sont évidemment bien éloignés des cruciales questions liées aux attentes sociales et aux préoccupations collectives. Incapables de proposer des solutions, et encore moins de répondre, aux multiples interrogations posées dans tous les domaines de la vie collective, ces agitateurs attitrés se complaisent dans la médiocrité et la stérilité de leurs échanges au raz des pâquerettes.
Du logement à l’emploi, en passant par la Santé, l’école, le sport, les grands dossiers du vieux bâti, de l’environnement, de l’extension urbaine ou des retards hallucinants marquant les projets, rien n’a jamais été organisé pour animer un véritable débat citoyen digne du statut de la Cité. Comment croire au changement et au progrès quand on remarque, au niveau local, que les nouveaux présumés partisans de «la rupture et du changement» ne sont en réalité, le plus souvent, que d’anciens guignols connus pour leur passé trouble et chargés de grandes et petites affaires de prédation et de corruption.
Comment croire que ces opportunistes notoires peuvent sincèrement se convertir en défenseurs de la morale, de la justice et des libertés ? Ou, encore moins, gérer comme il se doit des structures, des associations ou des organismes jusqu’ici gangrénés par des carences et des dérives commises en toute impunité…
Par S.Benali