mardi , 9 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>LES ÉTUDIANTS REGAGNENT DÈS DEMAIN LES CAMPUS UNIVERSITAIRES</span>:<br><span style='color:red;'>Des conditions exceptionnelles pour la reprise des cours en présentiel</span>

LES ÉTUDIANTS REGAGNENT DÈS DEMAIN LES CAMPUS UNIVERSITAIRES:
Des conditions exceptionnelles pour la reprise des cours en présentiel

À compter de demain, mardi, les cours au niveau des universités nationales seront dispensés en présentiel. La reprise des cours avec la présence physique des étudiants dans les campus est rendue possible suite à la mise en place d’un protocole sanitaire spécial.

Alors que la reprise des cours à distance a été lancée depuis deux semaines, la tutelle a prévu une batterie de mesures exceptionnelles anti-Covid- 19 pour le régime présentiel. Une application «stricte» d’un protocole sanitaire pour le régime de présence physique des étudiants a été annoncée par le ministre de l’Enseignement et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane. Le ministre a fait état aussi d’autres mesures, à savoir «l’adoption du système de groupes qui concernera le tiers des élèves et uniquement les matières essentielles. L’enseignement en mode présentiel sera assuré pour une moyenne de 12 semaines par semestre et le reste des cours seront dispensés en ligne». Il convient de signaler qu’un total de 279.959 nouveaux étudiants seront accueillis exceptionnellement par et les instituts avec le régime à distance et en présentiel. Appelant la famille universitaire à contribuer à la réussite de la rentrée qui sera cette année particulière à cause de la crise sanitaire, M. Benziane a affirmé à cette occasion que des modes alternatifs ont été mis en place par son département depuis le deuxième trimestre de 2019. Il s’agit de modes d’enseignement à distance et l’utilisation des différents supports multimédias disponibles. Le ministre a donné des explications quant aux lacunes enregistrées par le système de cours à distance. Il a indiqué ainsi qu’il «s’agit d’une expérience relativement nouvelle et nous n’avons pas tous les critères nécessaires réunis pour la concrétiser, notamment en ce qui a trait à la connexion réseau vu le faible débit internet». Toutefois, au fil des semaines, le système de cours à distance a permis plusieurs avancées. À ce propos, M. Benziane a indiqué que «ce mode d’enseignement avait permis d’organiser les cours à distance et de parachever les programmes d’études, en sus d’organiser des activités pédagogiques en présentiel et d’évaluer les étudiants, dans le respect du protocole sanitaire, et ce à travers la répartition des étudiants en groupes, et l’application des mesures de protection aussi bien au niveau des établissements de l’enseignement supérieur que des structures des oeuvres universitaires». Le responsable du secteur a indiqué dans le même cadre que grâce au mode d’enseignement à distance et en présentiel (Le nombre est limité) que l’année universitaire 2019-2020 était clôturée. Quant aux conditions, elles ont été qualifiées par le ministre d’«acceptables», dans la majorité des établissements universitaires. M. Benziane a assuré qu’une expérience précieuse est acquise grâce au mode d’enseignement à distance et en présentiel au profit de la famille universitaire à sa tête les enseignants à travers la maîtrise des approches pédagogiques et le développement de moyens et outils à l’image des plateformes d’enseignement et numériques, ainsi que l’adoption de nouvelles méthodes dans les relations pédagogiques entre enseignant et étudiant. Pour ce qui est des problèmes rencontrés lors de l’enregistrement des cours, le ministre a affirmé que ses services s’apprêtaient à «remédier aux difficultés enregistrées dans l’application de ce mode d’enseignement, notamment ce qui a trait au principe de l’interactivité entre l’enseignant et l’étudiant, outre les questions liées à l’élargissement du réseau internet pour élever le volume de débit et ce en collaboration avec Algérie Télécom». Il a assuré par ailleurs que les plateformes relatives à chaque établissement universitaire ont été finalisées par son département à hauteur de 90%. S’agissant de l’avis des organisations représentants les enseignants et les étudiants sur le mode d’enseignement à distance, le dispositif a été salué. Dans une déclaration à l’agence APS, Messaoud Amarna, Secrétaire général de l’Union nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a indiqué que ce mode se voulait un modèle pédagogique et «un choix stratégique à adopter impérativement dans ce contexte sanitaire inédit», soulignant que sa réussite nécessite «la mobilisation de tous les moyens matériels et humains ». Pour sa part, le SG de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA), Nadjib Mebarki, a relevé quelques lacunes dues au manque d’expérience face à cette pandémie durant le deuxième semestre de l’année universitaire écoulée, appelant tout un chacun à respecter les gestes barrières. Au sujet du e-learning, M. Mebarki a fait savoir que les organisations estudiantines étaient les premières à opter pour cette méthode d’enseignement en tant que «choix unique» en cette conjoncture sanitaire exceptionnelle, mais aussi pour hisser l’université algérienne aux rangs des grandes universités. S’agissant du mode en présentiel, ce dispositif a été salué par le Secrétaire national de l’Alliance pour le renouveau estudiantin national (AREN), Hamza Radjai, pour qui, l’enseignement par groupes est la méthode la plus adéquate pour assurer la continuité des cours. Il a affirmé dans ce cadre que l’AREN allait continuer à renforcer le rôle de ses structures à travers la formation et la garantie des mécanismes logistiques au profit des étudiants notamment internet à très haut débit. À signaler que la tutelle a prévu aussi des mesures pour les citoyens des zones d’ombre. Sur ce point, le ministre a affirmé qu’il était possible de recourir aux versions papier et à l’exploitation des salles informatiques mobilisées au niveau des universités et des cités universitaires. M. Radjai a appelé enfin à l’ouverture des bibliothèques communales et à rapprocher les prestations et services des étudiants des zones enclavées pour leur permettre de suivre leurs cours et à l’ouverture de lignes de transport collectif en vue de leur permettre également de se déplacer à l’université.
Samir Hamiche