vendredi , 27 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Boulevard de l’Industrie</span>:<br><span style='color:red;'>Des dizaines de logements communaux livrés au squat</span>

Boulevard de l’Industrie:
Des dizaines de logements communaux livrés au squat

Il fallait s y attendre. Ayant occupé illégalement des habitations destinées à des communaux sises à la boulevard de l’Industrie à Derb, 34 familles y ont été délogées en fin de journée de vendredi.

L’opération, lancée à partir de 16h, a été guidée et supervisée par le chef de sûreté de wilaya d’Oran en présence du secrétaire général de la commune d’Oran, Mestour Noureddine, ce dernier fraichement installé au poste en remplacement de Benaoumeur promu au poste de Chef de Daïra de Khemis Miliana dans la wilaya de Ain Defla. L’opération d’expulsion a été lancée à partir de 16h de la même journée au moment où une colonne de policiers est passée à l’action sommant les indus occupants de quitter les lieux. Ces derniers n’ayant affiché aucune résistance ni versé dans le moindre grabuge, ont tout bonnement plié bagages en évacuant les lieux. Les agents de la municipalité ont, à leur tour, procédé à la fermeture des accès de ces habitations en scellant les entrées principales.
En l’espace de moins d’une heure, les logements, n’ayant pas été distribués au profit des municipaux, ont été récupérés après avoir été occupés illégalement pendant 10 jours par les 34 familles en question, ces dernières sont, dans leur majorité, constituées, affirment-elles, «de mal-logées» n’ayant pas de gite les abritant alors que la saison des grands froids est à quelques encablures. Un cas similaire a été enregistré tout récemment dans le secteur urbain de Bouammama. Pas moins de 60 familles ont occupé illégalement plusieurs dizaines de logements appartenant également aux communaux.
Là aussi, les indus occupants, expliquant leur acte, affirment «avoir été motivés pour agir de la sorte après que ces habitations sont demeurées vides depuis leur réalisation, soit depuis leur réalisation dans les débuts de cette IIIe millénaire et non encore attribuées pour des raisons inexpliquées». Curieusement, ces habitations sont mitoyennes des bidonvilles occupés par les squatteurs. Pourquoi toutes ces lenteurs (20 ans) pour remettre les clefs à ces municipaux sachant que plusieurs dizaines d’entre eux sont, tout comme les mal logés, en attente d’habitations décentes ? En attendant des réponses, ces habitations sont livrées à l’abandon total, faisant l’objet d’actes de vandalisme, de pillage, en plus de la convoitise affichée par ces dizaines de squatteurs.
La commune d’Oran compte plus d’une centaine d’habitations réalisées au bénéfice de ses employés, parmi lesquelles l’on recense 12 logements implantés à Saint Hubert, 26 autres à Hai Oussama (ex Boulanger), 34 appartement dans le boulevard de l’industrie, en plus de plusieurs autres bâtis dans le quartier de Rocher rattaché à la délégation urbaine de Bouammama et autres. L’attribution de ces habitations appartient à la section syndicale représentant les employés municipaux.
Yacine Redjami