mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>AÏN EL TURCK</span>:<br><span style='color:red;'>Des habitants dénoncent l’invasion des rats dans le marché de fruits et légumes</span>

AÏN EL TURCK:
Des habitants dénoncent l’invasion des rats dans le marché de fruits et légumes

Le sordide marché communal de fruits et légumes du chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck continue toujours de faire une piteuse actualité, en suscitant sidération et sarcasme parmi la population.

En effet, des représentants des habitants demeurant à l’inté rieur et dans les abords immédiats de ce marché se sont rapprochés de notre journal pour dénoncer vivement l’invasion des rats dans leurs lieux de résidence. Une insanité qui ne dit pas son nom en ces temps de crise sanitaire. Nos interlocuteurs ont affirmé que « n’avons pas trouvé une oreille attentive auprès des concernés par cet exécrable volet et ce, pour exposer nos doléances et demander leur intervention pour tenter d’endiguer, un tant soit peu, ce morbide phénomène» qui disent-ils « est le fruit d’une flagrante irrégularité de la collecte des ordures, majorée avec l’incivilité et l’insolente indifférence de tout un chacun, qui ont lamentablement enfanté le sordide dans ce lieu public. L’absence quasi-totale d’une opération de dératisation a grandement contribué à ce triste état de fait aux graves répercussions sur la santé publique» Selon le constat établi sur le terrain, cet affligeant état de fait agresse le regard du plus imperturbable dans cette zone tampon dès la tombée du soir et ce, à travers des hordes de rats de morphologie impressionnante, qui gambadent allègrement à l’intérieur du marché et ses ruelles adjacentes, notamment au niveau du deuxième principal accès de ce marché à hauteur du centre de formation professionnelle où s’amasse une montagne de détritus, véritable décharge à ciel ouvert, sans cesse décriée par les habitants. «Même les chats craignent ces gros rats et ils rebroussent chemin illico-presto en les apercevant de loin. Le commun des mortels n’ignore pas que ces animaux nuisibles véhiculent des maladies graves, voire mortelles parfois. Nous avons peur pour nos enfants quand ils se rendent tôt le matin à leur établissement scolaire », ont fait remarquer nos interlocuteurs. Des commerçants installés à l’intérieur dudit marché ne sont pas allés du dos de la cuillère pour expliquer la gravité de l’envahissement des rats dans leurs lieux de travail. « Tôt le matin lorsque je me rends à mon magasin, je suis toujours dans l’obligation de faire beaucoup de bruit pour que ces rats se dispersent. Ils grouillent notamment sur les étals de volaille provenant de l’abattage clandestin où ils se disputent rageusement la pitance en poussant des cris stridents. Cela fait vraiment peur et c’est aberrant à notre époque », a déploré sur un ton laborieusement sarcastique, le propriétaire d’un établissement de commerce, installé à l’intérieur dudit marché. Des déclarations similaires ont été formulées par d’autres commerçants et des habitants de cette zone, sise en plein coeur de la municipalité d’Aïn El Turck. Des parents d’élèves de l’école primaire Nemmiche, située juste en face de l’entrée principale de ce marché, ont également expliqué que « cette situation de déliquescence, qui tend vers le pourrissement, nécessite en urgence une opération pour tenter d’annihiler ce phénomène avant que ne se produise l’irréparable » et de renchérir « la grande majorité des morsures de rats ont été recensées dans cette zone ». Ce déplorable état de fait n’a pas été démenti par des sources hospitalières. Toujours est-il que le sordide des plus exécrables, qui règne en maître en ces lieux, contribue grandement à la prolifération de ces rats et d’autres animaux nuisibles. Outrés au plus haut point d’autres commerçants ont fait part de leur vive indignation contre ce qu’ils ont qualifié « d’une mascarade morbide, entravant insidieusement l’opération d’évacuation dudit marché, qui est orchestrée par des personnes, beaucoup plus soucieuses à protéger leurs intérêts et ce, au détriment de nous autres commerçants, des bénéficiaires de box dans le nouveau marché couvert, désireux de régulariser notre situation professionnelle » avant d’ajouter avec une humeur bilieuse « nous souhaitons occuper dans le plus bref délai notre nouveau lieu de travail, en l’occurrence le marché de proximité du quartier Nakhil. Ces personnes, qui prétendent défendre nos droits, ne représentent en réalité qu’elles-mêmes. Elles ont usé de sournoiserie pour duper les autorités et continuent de le faire pour éviter de tarir leur source de gain facile et surtout illégale. Contrairement à ce qu’elles crient sur les toits, à qui veut les entendre, nous sommes pour l’évacuation totale des quatre rues, constituant l’actuel marché des fruits et légumes du chef-lieu, qui est envahi par des hordes de rats, attirés par la saleté ambiante ». Une criarde et putride ostentation de l’absurde en ces temps de pandémie du Covid-19, qui ne semble pas tourmenter les consciences.
Rachid Boutlélis