lundi , 10 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Tribunal de Sidi M’Hamed</span>:<br><span style='color:red;'>Des peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme requises contre Ouyahia , Sellal et les autres accusés</span>

Tribunal de Sidi M’Hamed:
Des peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme requises contre Ouyahia , Sellal et les autres accusés

Le procès des anciens ministres et hommes d’affaires, impliqués dans le dossier de montage automobile et financement occulte de la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika, s’est poursuivi hier, avec l’annonce des peines requises contre les prévenus. Au lendemain de l’audition des accusés ayant duré trois jours, le Procureur de la République près le Tribunal de Sidi M’Hamed, a requis des peines allant de 8 à 20 ans de prison ferme ainsi que des amendes oscillant entre un million et cinq millions de dinars.

Ainsi, les peines les plus lourdes ont été requises contre les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal qui écopent tous les deux de 20 ans de prison ferme, assorties d’une amende d’un (1) million de DA. Ces derniers, sont poursuivis pour corruption et d’abus de pouvoir. La même peine a été requise contre l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines Abdessalem Bouchouareb qui se trouve à l’étranger, en fuite. Un mandat d’arrêt international a été aussi émis contre lui. Concernant toujours le dossier de montage automobile et le financement occulte de la campagne électorale de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika, deux anciens ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, poursuivis aussi dans la même affaire, le Procureur de la République a requis 15 ans de prison ferme et une amende d’un (1) million de DA. Il a aussi requis une peine de 10 ans de prison ferme et une amende de 1 million de DA contre l’ancien wali de Boumerdes Yamina Zerhouni, et 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA contre l’ancien ministre des Travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane. Quant aux hommes d’affaires, le Procureur de la République a requis une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende de trois (3) millions de DA à l’encontre de Ali Haddad, Ferrat Ahmed et Hadj Malek Saïd, ainsi qu’une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un (01) million de DA à l’encontre des hommes d’affaires Mohamed Baïri, Maazouz Mohamed, Achour Abboud, Hassan Laarbaoui et Nemroud Abdelkader.

Aussi impliqué dans cette affaire, le fils de Abdelmalek Sellal a eu une peine requise à son encontre de 8 ans de prison ferme et 3 millions de dinars d’amende, tout comme les accusés Semai Karim et Semai Mustapha. Par ailleurs, des fonctionnaires au ministère de l’Industrie et des mines à savoir, Boudjemea Karim, Agadir Omar, Tira Amine, Alouane Mohamed, Abdelkrim Mustapha et Mekraoui Hassiba, le procureur a requis contre les accusés une peine de huit (8) ans de prison ferme assortie d’une amende d’un (1) millions de DA. Le représentant du ministère public a exigé aussi la saisie de tous leurs biens et fonds illégaux des accusés, tout en leur interdisant d’exercer les droits civiques. Il est à rappeler, que les auditions des anciens hauts responsables et hommes d’affaires, ont été entamées mercredi dernier, après un premier report, lundi dernier, réclamé par les avocats de la défense pour dénoncer «des dépassements et des difficultés qui ne leur permettent pas de faire leur travail convenablement». Samedi dernier, le Procureur de la République a réclamé la convocation du frère de l’ex-président de la République, Saïd Bouteflika en tant que témoin.
Dans la matinée du même jour, son nom a été cité à plusieurs reprises par l’homme d’affaires Ali Haddad. Ce dernier a notamment affirmé que Saïd Bouteflika lui a demandé son aide pour financer la campagne électorale de son frère, en réclamant de lui de transférer l’argent de la campagne du siège de la permanence vers son bureau de PDG de l’ERHB. Une fois à la barre, face au juge, Saïd Bouteflika a refusé de répondre aux questions au sujet des accusations de Ali Haddad.

Samir Hamiche