lundi , 12 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>GESTION DE LA VILLE D’ORAN</span>:<br><span style='color:red;'>Des recettes du patrimoine à valoriser</span>
Tramway d’Oran © Ouest Tribune / Adda

GESTION DE LA VILLE D’ORAN:
Des recettes du patrimoine à valoriser

Pour parler de la bonne gouvernance de la ville, il y a lieu de rappeler, une situation qui a amené l’ancien wali d’Oran à faire part de ses premières impressions peu réjouissantes, en déclarant aux élus et cadres de l’APC, qu’il rencontrait pour la première fois: «J’ai parcouru les rues d’Oran en empruntant le tramway et j’ai observé un aspect peu reluisant, des façades de certaines habitations et magasins de commerce. Ils ne reflètent en rien de l’idée qu’on se fait de cette capitale économique régionale, ville méditerranéenne, appelée à être la vitrine de l’Algérie dans les prochains évènements internationaux qu’elle est censée abriter. Même les bus du transport urbain sont dans un état de malpropreté qui en dit long sur l’image peu reluisante du cadre de vie des citoyens».

Nantie d’un code communal qui fixe les règles et les lois et les injonctions du ministère de tutelle, en ce début de l’année 2018, rien n’a changé. La commune doit faire face à un mouvement de grève des camions privés de la collecte des ordures ménagères dont les propriétaires n’ont pas été régularisés depuis fort longtemps. En réalité, la commune d’Oran doit d’abord disposer d’un budget conséquent à la mesure de son statut de la plus grande collectivité locale du pays. Surtout qu’elle est nantie d’un riche patrimoine  immobilier qu’elle n’a jamais su exploiter pour améliorer ses recettes.
En faisant tout simplement faire respecter les règles en usage.

En fructifiant ce capital qu’offre la perception des loyers de tous ces biens locatifs, entre marchés couverts et autres commerces ainsi que les taxes diverses, notamment les panneaux publicitaires, les terrasses de cafés et salons de thé. Il y a aussi la nécessité d’assister l’administration communale pour le recouvrement des loyers impayés, en plus des droits et taxes, l’application, les formalités en usage dans un Etat de droit pour faire respecter les dispositions les plus élémentaires en matière d’hygiène et de salubrité. En d’autre terme, comment imposer aux 8 000 taxis et 6 000 cars de voyageurs de circuler dans un état de propreté irréprochable.

Dans un passé récent, la décision a été prise pour concrétiser cette opération dans les meilleurs délais. Jusqu’à ce jour, aucune action n’a été concrétisée. D’ailleurs, l’ancien parc de la DHA, mitoyen du faubourg El-Hamri, devait en principe servir à la désinfection  trimestrielle obligatoire des véhicules pour voyageurs dont les chauffeurs seront munis d’une carte à présenter lors des contrôles de police. Il est fait également part de la nécessité de nettoyer régulièrement les engins du transport. Le cas contraire soumettra la mise en fourrière et l’application d’amendes aux récalcitrants. Hélas, le parc en question a été affecté à une entreprise chargée de la collecte des déchets en carton, destinés au recyclage.

S’agissant des tables de marchés et des tables de terrasses de cafés, il a été dénoncé la tromperie de certains propriétaires de salons de thé et autres commerces de quatre saisons qui déclare un nombre, très réduit de tables au service du recouvrement de la commune. Les cas les plus flagrants ont été relevés au niveau de la délégation communale de Akid Lotfi, le quartier le plus huppé d’Oran-Est. La semaine écoulée, ce sont des volontaires du voisinage et des membres d’une association de protection de l’environnement qui ont décidé de planter des arbustes sur un terrain convoité par un propriétaire d’un salon de thé. Il avait l’intention de se l’approprier pour en faire une extension, en viabilisant ce terrain avec en prime une terrasse pour ses tables. Et cela sans autorisation délivrée par la délégation communale du secteur El-Menzah.

Le cas des tables dans les marchés réglementés ou les souks informels, l’existence de kiosques transformés en commerce de fruits et légumes, les redevances de loyers impayés alors que l’APC se débat encore de nos jours aux problèmes de créances. Il est vrai que la ville d’Oran reste une cité attrayante pour attirer de nombreux citoyens en quête de logements, d’emploi ou tout simplement pour pratiquer la mendicité. Toutes les actions du Bureau d’Aide Sociale de la commune pour atténuer ce fléau, n’ont pas abouti à des résultats escomptés. Les individus sans domicile fixe, hommes et femmes et les déficients mentaux sont présents dans tous les coins de rue.

Abdallah.B