jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Après le retour du Président Tebboune </span>:<br><span style='color:red;'>D’importants dossiers à lancer et à relancer</span>

Après le retour du Président Tebboune :
D’importants dossiers à lancer et à relancer

Dans l’agenda du président figure certainement un état des lieux des zones d’ombre, un dossier qui lui tient à cœur, sachant que l’édification de l’Algérie nouvelle «ne saurait se concrétiser sans la promotion de ces zones et la prise en charge de leurs populations».

De retour au pays, avant-hier soir, le président de la République aura fort à faire ces prochains jours. Des dossiers en attente et d’autres à lancer meubleront l’agenda du chef de l’Etat. Ainsi parmi les priorités de l’heure, il y a bien entendu la signature de la loi des Finances 2021 qui devra intervenir aujourd’hui. A ce propos, on retiendra que cette dernière conserve les montants des aides publiques. C’est là l’un des principes immuables du président de la République, qui a toujours insisté sur la préservation du pouvoir d’achat des catégories vulnérables de la société. Les difficultés économiques induites par la Covid-19 n’ont donc pas eu raison de la détermination du chef de l’Etat à rester dans les clous de l’Etat social, conformément à la déclaration du 1er Novembre 1954. D’ailleurs, l’on a mesuré l’intérêt qu’accorde le Président Tebboune à cet aspect des choses, dans son propos à son arrivée à Alger. En effet, il a insisté sur la disponibilité de toutes les institutions de la République à rassurer les catégories vulnérables et les nécessiteux à l’effet de les protéger contre les retombées de la crise sanitaire, induite par la pandémie du coronavirus.
La signature de la loi des finances n’est pas, on imagine bien, la seule activité du président après son retour au pays. Le chef de l’Etat aura à signer le décret de promulgation de la nouvelle Constitution, qui ouvre la voie à la nouvelle Algérie, telle que pensé par le chef de l’Etat dans ses engagements électoraux.
Dans le volet politique de son agenda figure également la réception du rapport du comité d’experts chargé de proposer un avant-projet de code électoral. L’enjeu consiste à réussir la mue institutionnelle du pays à travers des élections législatives et locales qui seront organisés dans les meilleurs délais, dans des conditions de transparence qui tranchent avec les scrutins précédents.
Rappelons, à ce propos, que dans son message sur son compte Twitter, le 13 décembre dernier, M. Tebboune avait enjoint à la présidence de la République de coordonner avec la commission chargée de l’élaboration du projet de révision de la loi organique relative au régime électoral afin que le document en question soit prêt «dans les meilleurs délais», en vue de «lancer le processus post-Constitution».
Cela sur la forme, dans le fond, le chef de l’Etat aspire à «séparer l’argent de la politique» afin de garantir des élections «démocratiques, intègres, crédibles, de niveau, ouvertes aux jeunes notamment les universitaires et à la société civile», a insisté le président Tebboune à maintes occasions.
Sur le terrain de la gouvernance, on retiendra l’urgence de lancer la campagne de vaccination contre la Covid-19. Celle-ci doit débuter au courant du mois de janvier prochain. Il y a de cela dix jours, le chef de l’Etat avait instruit le Premier ministre de réunir le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus pour choisir le vaccin adéquat anti-covid-19 et de lancer la campagne de vaccination à partir de janvier prochain. Comme dans tous les autres pays du monde, compte tenu du caractère stratégique de la phase vaccinale dans la lutte contre la Covid-19, le président de la République pilotera l’opération et veillera à son succès.
Sur le plan économique, Abdelmadjid Tebboune est dans l’obligation d’accélérer les réformes économiques déjà engagées. Dans son agenda figure certainement un état des lieux des zones d’ombre, un dossier qui lui tient à cœur, sachant que l’édification de l’Algérie nouvelle «ne saurait se concrétiser sans la promotion de ces zones et la prise en charge de leurs populations».
Sur le plan international, la situation politique dans la région demeure également une des préoccupations du Président, compte tenu des développements intervenus récemment dans les pays du voisinage. A ce propos, le Président Tebboune a tenu à rassurer les Algériens en affirmant que «l’Algérie est forte et plus forte que certains ne le pensent» et qu’elle demeurera «inébranlable». Son retour remettra l’Algérie au centre de l’échiquier régional et international.
Yahia Bourit