mardi , 2 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>En raison de soucis de santé </span>:<br><span style='color:red;'>Djamel Ould Abbes démissionne du FLN</span>
© D.R

En raison de soucis de santé :
Djamel Ould Abbes démissionne du FLN

Il est le premier dirigeant du FLN à ce niveau de responsabilité à partir dans de pareilles circonstances ces 20 dernières années. Très convoité, le poste de secrétaire général du vieux parti a valu à ses occupants pas mal de soucis avec la direction du parti.

Le Secrétaire général du Front de libération nationale, a quitté, hier, ses fonctions à la tête du parti. Une source autorisée au sein du FLN renvoie cette démission à des «soucis de santé qui lui imposent un congé de longue durée». Les bruits de couloirs glanés auprès de militants du vieux parti, évoquent une crise cardiaque, très tôt dans la matinée d’hier. Le médecin qui a examiné le désormais ex-patron du FLN, a recommandé un repos d’un mois et demi, au moins. Estimant cette période, éloigné de la responsabilité assez longue, Djamel Ould Abbes a pris, dit-on, la résolution de démissionner de ses fonctions, laissant ainsi la succession ouverte. Celle-ci qui devrait intervenir, soit à la suite d’une prochaine réunion du comité central ou à l’occasion d’un congrès extraordinaire, est déjà en marche. En attendant l’avènement de l’un de ces deux événements organiques, l’intérim du secrétariat général du FLN sera assuré par Moad Bouchareb, affirment les sources autorisées, qui annoncent par la même occasion, une prochaine décision émanant des organes habilités du parti du FLN, pour engager le processus de remplacement à la tête du parti.
Notons, que Djamel Ould Abbes est le premier dirigeant du FLN à ce niveau de responsabilité à partir dans de pareilles circonstances ces 20 dernières années. Très convoité, le poste de secrétaire général du vieux parti a valu à ses occupants pas mal de soucis avec la direction du parti. On retiendra, à ce propos, la bataille qui a opposé Ali Benflis au groupe des redresseurs, avec à leur tête, Abdelaziz Belkhadem. Le remplacement du premier par le second s’est fait à l’issue d’un congrès houleux qui a nécessité l’intervention de la Justice pour départager les belligérants.
Le passage de témoin entre Belkhadem et Benflis n’aura pas été sans conséquences sur le moral des militants de la base. C’était en 2003, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2004. L’ère Belkhadem à la tête du FLN, aura été l’une des plus longue de l’histoire du parti. Abdelaziz Belkhadem, plusieurs fois ministre et Premier ministre, a tenu jusqu’en août 2013, pour finir par être poussé à la démission par le Comité central du FLN qui a choisi Amar Saîdani comme successeur. Véritable bulldozer de la scène partisane, Saîdani s’est distingué par des attaques sans précédents et un mode de gouvernance du vieux parti, plutôt hors normes. Cet ancien syndicaliste a été remercié par le comité central qui l’a poussé au départ quasiment séance tenante.
Le tour de Djamel Ould Abbes était venu à la responsabilité à la tête du FLN en plein Comité central et a conduit les destinées du parti majoritaire jusqu’à hier, jour où il a décidé de lui-même de remettre le tablier pour raison de santé. Les observateurs croient difficilement à la retraite médicale, mais notent tout de même que si Djamel Ould Abbes quitte le FLN sur la pointe des pieds, il est bien le seul dirigeant de ce parti à éviter de faire des vagues pour son départ. Lequel n’en reste pas moins important pour la vie du parti.
Alger: Smaïl Daoudi