mercredi , 15 juillet 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Cap Blanc</span>:<br><span style='color:red;'>Echouage d’un dauphin océanique</span>
© illustration

Cap Blanc:
Echouage d’un dauphin océanique

Un globicéphale, une espèce de dauphin océanique, a échoué lundi sur une plage rocheuse à Cap Blanc (Aïn El Kerma), a-t-on appris de l’association écologique marine» Barbarous».

«Le cétacé, dont la taille est nettement supérieure au dauphin commun, est  rarement observé sur les côtes oranaises», a indiqué à l’APS Amine  Chakouri, secrétaire général de l’assocoation, précisant que le  globicéphale échoué est un jeune mâle d’une longueur de 7 mètres. Concernant les éventuelles causes de l’échouage du mammifère, le  responsable, qui s’est déplacé sur les lieux, avec une équipe du  département de biologie marine de l’Université d’Oran pour faire des  prélèvements, a expliqué que le dauphin présente plusieurs blessures sur  différentes parties de son corps.  «Toutefois, il n’est pas possible de savoir si ces blessures ont été  causées avant ou après la mort de l’animal», a-t-il expliqué, notant qu’un  échouage d’un cétacé de cette taille n’est jamais naturel. En effet, ces mammifères marins sont d’une grande taille. Contrairement  aux dauphins communs, ils sont rarement pris dans les filets dérivants. Les  causes de l’échouage peuvent être imputées à une blessure causée par  l’hélice d’un bateau.  S’agissant de la finalité des informations collectées, Amine Chakouri a  fait savoir que l’association « Barbarous «, en partenariat avec  l’Université d’Oran, tente de créer une base de données sur les échouages  enregistrées sur les côtes oranaises dans la perspective de lancer un  réseau de surveillance dans les années à venir. Les échouages de cétacés et de tortues marines sont archivés avec des  photos et des informations sur les animaux et les éventuelles causes de  l’échouage.  L’Algérie est l’un des pays ayant ratifié l’Accord sur la conservation des  cétacés de la mer noire, de la méditerranée et de la zone atlantique  adjacente (ACCOBAMS). L’accord signé par 29 autres pays vise à réduire les  menaces qui pèsent sur les cétacés par l’amélioration des connaissances sur  ces mammifères.