vendredi , 26 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ammar Belhimer à propos de la nouvelle Constitution </span>:<br><span style='color:red;'>«Elle répondra «aux revendications du Hirak»</span>

Ammar Belhimer à propos de la nouvelle Constitution :
«Elle répondra «aux revendications du Hirak»

«Le président de la République a béni ce Hirak et s’est engagé à mettre en œuvre ses revendications»

Très présent sur la scène médiatique depuis l’annonce du référendum sur la révision de la Constitution, le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Ammar Belhimer, défend avec une grande conviction le projet présidentiel. Il estime à ce propos que «l’amendement constitutionnel est le premier des engagements électoraux du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il faut une nouvelle Constitution conforme aux revendications du mouvement populaire Hirak du 22 février 2019. Le président de la République a béni ce Hirak et s’est engagé à mettre en œuvre ses revendications», a-t-il affirmé dans un entretien accordé à la chaîne de télévision France24. Retenant les revendications satisfaites par la nouvelle Constitution, le ministre de la Communication cite «l’affermissement de l’exercice démocratique, une plus grande séparation des pouvoirs et un plus grand attachement aux lois en créant une Cour constitutionnelle et en assurant par une disposition particulière la sécurité juridique».
Sur le chapitre des réformes du secteur de la Communication, M. Belhimer a indiqué qu’ils tiennent de deux «grandes préoccupations», à savoir «le raffermissement de l’exercice démocratique et l’encadrement juridique des activités de communication». Ainsi et selon l’appréciation que M. Belhimer fait de son travail retient «le renforcement du cadre référentiel (révision constitutionnelle en cours), la préservation du cadre pluriel et concurrentiel de l’activité de communication, le développement de la communication institutionnelle et le développement de la communication de proximité». Une démarche qu’il veut cohérente, d’autant qu’il tient compte de l’encadrement juridique, notamment «la codification de l’activité de la presse électronique multimédias, une loi sur la publicité, l’encadrement de l’activité de sondage d’opinion, une assise juridique pour les agences de communication, l’autorégulation de la presse écrite : Conseil national de la presse écrite, et le rapatriement juridique et technologique des chaines de télévision privées».
Autant de défis qui ne l’éloignent pas du sujet de l’heure, selon France 24 qui pose tout de go la question de la peine de prison infligée à Khaled Drareni. «N’attendez pas d’un membre de l’Exécutif, de surcroît ancien professeur de droit, de s’immiscer dans le fonctionnement de l’institution judiciaire». Et d’ajouter : «Des peines ont été prononcées en première et en seconde instances dans des décisions de justice que je m’abstiendrai naturellement de commenter». Cela tout en précisant que «ce n’est pas de délit de presse dont il s’agit dans le cas d’espèce, même si le prévenu exerçait le métier de correspondant de médias étrangers sans accréditation préalable». A ce propos, le ministre ne manque pas de qualifier les réactions à ce sujet de certaines Organisations non gouvernementales (ONG) étrangères d’«ingérence inadmissible».
Yahia Bourit