lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Nouvelle loi sur les hydrocarbures</span>:<br><span style='color:red;'>Elle sera prête en janvier ou février prochains</span>
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Nouvelle loi sur les hydrocarbures:
Elle sera prête en janvier ou février prochains

Le choix de la révision est irréversible aux yeux du ministre de l’Energie. «Il n’est plus possible de continuer à travailler avec une loi appliquée lorsque le prix du baril était à 140 USD (…) nous ne pouvons rester comme ça figés», a déclaré le ministre, non sans apporter des preuves renforçant son propos.

Le gouvernement passe à la vitesse supérieure par rapport à la révision de la loi sur les hydrocarbures. Ainsi, après une phase de communication et d’explication quant à la nécessité d’une réforme de ce texte aux fins de drainer un maximum d’investissement, l’exécutif, par le biais de son ministre de l’Energie, annonce enfin une date plus ou moins précise de l’entrée en vigueur de la loi. Mustapha Guitouni la situe autour des deux premiers mois de l’année prochaine. Pour le premier responsable du secteur de l’énergie, «cette loi requiert une étude approfondie en ce sens où elle concerne l’avenir du pays». Le propos est donc on ne peut plus important et concerne l’ensemble de la collectivité nationale qui doit beaucoup à cette ressource. Le cadre du débat étant ainsi placé, le ministre qui répondait à une question orale posé par un sénateur a indiqué que «cette révision est indispensable car cette loi n’est plus attractive pour les opérateurs et investisseurs algériens». L’argument massue de Mustapha Guitouni tient au fait que «tous les pays producteurs ont adapté leurs lois qui ont été reformulées en adéquation avec les changements que connaissent les cours du pétrole marqués par une baisse ces dernières années».
Le choix est donc irréversible et aux yeux du ministre de l’Energie, «il n’est plus possible de continuer à travailler avec une loi appliquée lorsque le prix du baril était à 140 USD (…) nous ne pouvons rester comme ça figés», a déclaré le ministre, non sans apporter des preuves renforçant son propos. Il mettra en évidence l’infructuosité de 5 à 6 appels d’offres internationaux, comme pour souligner que la loi actuelle «manque d’attractivité». Rappelant que le secteur travaille avec les partenaires étrangers dans le cadre d’une relation «gagnant-gagnant», le ministre de l’Energie a déclaré: «nous ne céderons pas nos droits».
Le grand reproche fait à la démarche ministérielle, est relatif à l’association d’un bureau américain pour la confection de la nouvelle loi. Sur cet aspect des choses, le ministre a précisé que «l’octroi de l’étude à un bureau américain ne veut pas dire qu’il n y a pas de compétences en Algérie». Cependant, «il est inconcevable que le pays se mette dans une situation d’isolement, car, de telles lois requièrent une expérience nationale et étrangère», a souligné M. Guitouni qui a préféré considérer que la nationalité du bureau d’étude n’était pas importante, «le plus important est que le secteur bouge, d’autant plus que les investisseurs ont de nouveau confiance en l’Algérie», a insisté le ministre.
La mission principale que se donne le département de M. Guitouni, consiste à «exciter» le secteur pour le rendre plus attractif pour les investisseurs, dans un contexte international hyper concurrentiel. «Le prix du pétrole change chaque heure et l’investisseur doit trouver un intérêt pour accepter de travailler avec nous. C’est pour cela que la Sonatrach a entamé sa restructuration. Si nous n’accordons pas des garanties suffisantes aux investisseurs, ils n’accepteront pas de venir», a noté le ministre de l’Energie.
S’agissant de la règle 49/51 appliquée sur les investissements étrangers contenue dans la loi sur l’investissement en Algérie, le ministre a indiqué que cette règle restera de mise et «notre travail sera dans le cadre de celle-ci». Un message clair donc à ceux qui véhiculent l’idée selon laquelle la nouvelle loi sur les hydrocarbures est de nature à hypothéquer les richesses du pays.
Alger: Smaïl Daoudi