jeudi , 24 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Education nationale </span>:<br><span style='color:red;'>Eventuelle suppression de l’examen du BEM</span>
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Education nationale :
Eventuelle suppression de l’examen du BEM

La formation de qualité constitue un défi majeur pour le secteur de l’Education. Ainsi, la réforme des programmes scolaires, touchera non seulement les programmes scolaires, mais aussi la restructuration des cycles de l’Education nationale.

Sur ce sujet, le sous-directeur des programmes d’enseignement au ministère de l’Education nationale, Mustapha Hamdi, a annoncé hier, lors de son passage à l’émission «Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio nationale, qu’une suppression de l’examen du BEM est très envisageable. Le représentant du ministère de l’Education signale qu’une commission est en train de finaliser un projet consacré à cette question.
S’exprimant, par ailleurs, sur une possible annulation de l’examen de fin de cycle primaire, M. Hamdi relève que les avis restent encore partagés, ajoutant cependant, que cet aspect n’est, de toute façon, pas à l’ordre du jour.
Le même responsable a assuré en outre, que toutes les dispositions ont été prises afin que les examens du Brevet d’Enseignement Moyen (BEM), débutant demain lundi, se déroulent dans les meilleures conditions possibles, tout en précisant que les sujets des épreuves, à distribuer aux 599.846 candidats, ont déjà été dispatchés dans l’ensemble des wilayas.
Il rappellera ainsi, que pour être admis en 1ère année secondaire, les examinateurs vont prendre en compte, la moyenne annuelle et celle de l’examen du BEM, divisée par deux. Commentant l’important taux d’échec au niveau du cycle moyen, (plus de 43%), il indique que des efforts sont faits pour le diminuer d’année en année, ajoutant que les élèves ayant échoué à celui-ci, sont de plus en plus orientés vers ces cycles de formation professionnelle.
À rappeler, que depuis l’arrivée de Mme Nouria Benghabrit à la tête du secteur de l’Education, l’application des réformes sur les programmes scolaires, a été accentuée. D’ailleurs, le changement dans les paramètres, de passage du cycle primaire au moyen, n’est pas le seul exemple. L’organisation de la conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école, tenue en 2015, et qui a vu la participation de nombreux experts, de professeurs universitaires, de syndicalistes et de représentants de la société civile, s’est soldée par plusieurs recommandations visant à améliorer la réforme et à assurer une meilleure qualité de l’enseignement. Parmi les principales recommandations ayant sanctionné cette conférence, figure la révision du déroulement de l’examen du baccalauréat dont la durée devrait être écourtée afin qu’il soit moins «long et stressant», ont souligné des experts.
Alger: Noreddine Oumessaoud