lundi , 12 avril 2021

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Examen de passage pour l’industrie pharmaceutique

L’option de produire localement le vaccin russe Spoutnik V est plus que jamais d’actualité. Le président de la République l’a clairement signifié au gouvernement, ainsi qu’au ministre en charge de l’Industrie pharmaceutique. Une perspective excellemment positive pour le pays qui fera, à travers un partenariat avec le fabricant du vaccin, un véritable saut qualitatif dans le domaine pointu de la biotechnologie. Même si dans une première étape, il s’agira de conditionnement du médicament, l’objectif final est bien plus ambitieux. Et dans ce domaine, le chef de l’Etat ne veut pas perdre une seule seconde. En ordonnant de hâter «les contacts avec le partenaire russe pour faire aboutir le projet de production du vaccin Spoutnik V en Algérie, dans les plus brefs délais», M.Tebboune entend, certainement donner la preuve des capacités réelles de l’industrie pharmaceutique nationale. L’enjeux n’est pas seulement dans le vaccins anti- Covid-19, mais il se rapporte à une nouvelle vision de ce que devra être l’industrie de l’innovation en Algérie. Notre pays peut aller vite et loin dans de nombreux domaines d’activité et l’exemple du Spoutnik V doit être considéré comme une rampe de lancement pour l’ensemble des secteurs où l’intelligence est perçue comme un facteur de production essentiel. C’est à travers de genre d’approche que l’Algérie se départira de sa dépendance aux hydrocarbures.

Ce n’est donc pas un hasard que le chef de l’Etat a lié la nécessité de produire localement le vaccin russe avec l’accélération des procédures de soutien à l’investissement dans l’industrie pharmaceutique. Cette industrie qui n’a pas actuellement la prétention de détrôner les hydrocarbures, n’ouvre pas moins des perspectives novatrices que le pétrole et le gaz sont aujourd’hui incapables de réaliser. On en veut pour preuve que l’objectif immédiat retenu pour l’industrie pharmaceutique, consiste à réduire les importations pharmaceutiques d’au moins 400 millions USD d’ici fin 2021. Un véritable soulagement pour le budget de l’Etat et un acquis supplémentaire dans le renforcement de la souveraineté économique et financière du pays. Un autre objectif a été assigné à l’industrie pharmaceutique par le président de la République, qui est celui de monter en puissance et réaliser des chiffres à l’exports assez visibles pour agir sur la balance commerciale du pays. Et ce n’est pas un voeu pieu. C’est à portée de main.
Par Nabil G