mardi , 4 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Judo - Un champion d’Afrique racé et plein d’ambitions </span>:<br><span style='color:red;'>Fethi Nourine: «Le seul moyen de préserver sa santé, c’est le confinement»</span>

Judo - Un champion d’Afrique racé et plein d’ambitions :
Fethi Nourine: «Le seul moyen de préserver sa santé, c’est le confinement»

Il fait partie des meilleurs judokas de sa génération. Natif du quartier populaire d’Oran, les ‘’Planteurs’’, où il a fait ses premiers pas, il va vite gravir tous les échelons.

Aujourd’hui, il est licencié au GSP. Il s’adjugera de nombreux titres nationaux et internationaux avec l’équipe nationale dont le dernier en date, avec brio le titre de champion d’Afrique en Tunisie. Nourine a fait ses débuts à l’âge de 7 ans, dans une salle au quartier populaire à Hai Sanaoubar (ex les planteurs). C’est l’un de ses frères qui l’oriente vers le judo, chez Cheikh Hamzi, un entraineur de renom, avec lequel il a beaucoup appris. Il a du persévérer pour acquérir de l’expérience.
A l’âge de 15 ans en étant cadet, il intègre le club Bahia Oran, en 2007 chez les entraineurs, le regretté Bensalem Hasni et Habib Toumi. En juniors, il décroche le titre de champion d’Algérie (2008) et en 2010 pour sa première expérience internationale, la 3ème place aux championnats d’Afrique au Sénégal, ainsi que d’autres titres nationaux.
En 2011 alors espoir, il a du arrêter la pratique du judo pour des affaires personnelles. Il ne reprendra qu’en 2013 à l’ASMO et en peu de temps , il retrouvera toutes ses capacités physiques qui lui ont permis d’enregistrer de bons résultats par la suite, entre autres, le titre national espoirs, puis la 1ère place à l’Open africain aux îles Maurice et des participations au grand prix de Zagreb (Croatie), aux championnats du monde en Russie , sans compter, d’autres compétitions dont celle d’Abou Dhabi et du grand prix en Turquie. En équipe nationale, il contracte une blessure à l’entrainement qui l’écarte des tatamis pour un certain temps. Le GSP lui ouvre ses portes en 2015, grâce à l’entraineur et champion olympique, Amar Bneyekhlef et au manager, Salim Boutabcha, de même avec l’aide de l’entraineur national Yacoubi Noureddine.
Quatre mois plus tard, il participe au championnat excellence du top 16 et deux mois après, aux championnats d’Algérie dans la catégorie – 73 kg avec en prime, toujours la 1ère place. En 2016, il décroche la 3ème place aux championnats d’Afrique en Tunisie. En 2018, reprenant de fort belle manière, il s’adjuge le titre de champion d’Algérie et le top 16 avec le GSP. Il participe également aux championnats d’Afrique le mois d’Avril en Tunisie où il décroche l’or et aux championnats du monde à Bakou en Azerbaïdjan. Durant cette année, il décroche en seniors aussi la 1ère place à l’open africain de Dakar et à l’open du Cameroun.
En 2019, il se met sous les feux de la rampe quand il a refusé d’affronter un athlète israélien au 2ème tour des championnats du monde.
Il nous dira à ce sujet « Au cours de cette année, je prends part aux championnats d’Afrique qui se sont déroulés en Afrique du sud où je m’adjuge la 1ère place du podium. Le mois d’Août, je participe aux championnats du monde disputés à Tokyo au Japon. Ayant passé aisément le 1er tour en battant un concurrent Haïtien, le hasard a voulu que je tombe sur un athlète israélien que j’ai refusé d’affronter.
Je pouvais le combattre et le balayer facilement, mais je ne voulais pas manquer de respect au peuple palestinien ». Aujourd’hui avec l’arrêt des compétitions, en raison de la pandémie du coronavirus, il est contraint au confinement et à l’entrainement en solo.
B.Sadek