samedi , 8 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Projet de loi sur les hydrocarbures et la règle des 51/49</span>:<br><span style='color:red;'>Guitouni rassure les députés</span>
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Projet de loi sur les hydrocarbures et la règle des 51/49:
Guitouni rassure les députés

M. Guitouni a assuré que les projets de raffineries à Tiaret et Hassi Messaoud, seront réalisés dans les délais impartis. L’assurance du ministre trouve sa justification de la grande rentabilité de ces installations, en ce sens que grâce aux raffineries de Tiaret et Hassi Messaoud, l’Algérie pourra cesser l’importation et exporter du carburant.

La règle des 51/49 continuera à être le fondement de tout acte de partenariat dans le secteur des hydrocarbures. «La règle 51/49 ne sera pas reconsidérée dans le projet de loi sur les hydrocarbures, en cours d’élaboration au niveau du ministère, particulièrement en ce qui concerne les champs et les grands projets à caractère de souveraineté nationale», a affirmé le ministre de l’Energie lors d’une réunion avec les députés de l’APN consacrée à l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire de 2015. Les élus de la nation qui ont exprimé leur préoccupation quant à l’avenir du secteur stratégique, notamment à la lumière de la révision annoncée de la loi sur les hydrocarbures, ont reçu de la part de M. Guitouni l’assurance de l’amendement prévu par les pouvoirs publics, visait seulement la levée des obstacles administratifs à l’investissement local et étranger. Il est également question de capter des investisseurs et des capitaux. Le but final consiste à garantir une production suffisante à la demande locale et à l’exportation. «L’investissement dans les grands champs, demeurera soumis à la règle 51/49 mais des mesures incitatives seront offertes à d’autres niveaux pour attirer des partenaires», a insisté le ministre de l’Energie.
Répondant à la question d’un membre de la Commission sur un éventuel investissement de la Sonatrach dans des raffineries à l’étranger, le ministre a indiqué que «rien ne s’oppose à cela si le projet est rentable pour l’économie nationale». Il faut savoir, à ce propos, que la Sonatrach est déjà déployée à l’international à travers plusieurs projets, notamment en Irak, au Pérou et en Bolivie.
Pour ce qui concerne les raffineries programmées à Tiaret et à Hassi Messaoud, M. Guitouni a assuré que ces projets seront réalisés dans les délais impartis. L’assurance du ministre trouve sa justification de la grande rentabilité de ces installations, en ce sens que grâce aux raffineries de Tiaret et Hassi Messaoud, l’Algérie pourra cesser l’importation et exporter du carburant. On pourrait se demander comment cela sera-t-il possible. Le ministre répond à cette interrogation en affirmant: plusieurs pays africains sont demandeurs de carburant algérien. C’est tout bénéfice et une rentabilisation immédiate des nouvelles infrastructures. Déjà, M. Guitouni annonce des négociations avec la Libye via la Sonelgaz pour l’exportation du surplus de production d’électricité. C’est dire que le secteur énergétique demeurera un grand exportateur.
Cette dynamique souhaitée, est de nature à absorber les déficits causé par une demande locale sans cesse en hausse. A ce propos, le ministre de l’Energie a révélé que l’objectif tracé par son département, était la reconversion de 500.000 véhicules au gaz de pétrole liquéfié (GPL) à l’horizon 2021. Cela passe dira-t-il par le lancement prochain d’un projet en direction des petites et moyennes entreprises algériennes pour la réalisation de kits GPL et généraliser son installation au niveau des stations de services Naftal.
Abordant l’épineuse question de l’exploitation du gaz de schiste, le ministre a affirmé que tout ce qui a été fait à ce jour, entrait «dans le cadre de l’évaluation des réserves nationales et qu’aucun projet d’exploitation n’a été lancé, précisant que l’exploitation ne pourrait pas commencer avant une dizaine d’années».
Pour ce qui est de l’augmentation des prix de l’électricité, le ministre a souligné qu’il était impératif d’aller vers les prix réels de cette énergie sans affecter les classes moyennes, précisant que l’augmentation des prix touchera les grands consommateurs, ce qui permettra de généraliser la culture de l’économie d’énergie a-t-il dit. Les prix de l’électricité dans le secteur agricole, continueront à être subventionnés a-t-il assuré.
Alger: Smaïl Daoudi