dimanche , 25 octobre 2020

Histoire d’eau au nouveau stade d’Oran…

Hier, la fédération algérienne de football a cru utile de publier un communiqué concernant l’état de la pelouse du nouveau stade d’Oran qui s’était détériorée, le gazon ayant jauni, d’une manière inexpliquée durant plusieurs jours. Dans son communiqué, la FAF a indiqué “la belle pelouse de nouveau stade olympique d”Oran a connu, ces derniers jours, quelques problèmes en raison de fréquentes coupures d’eau qui ont engendré une forte charge en chlorure au niveau de la bâche utilisée pour l’arrosage, avec comme conséquence un jaunissement de l’herbe”. On sait, fort heureusement, que depuis une semaine la pelouse est en train de reprendre un peu de sa couleur verte naturelle. Alors, s’interrogent les «mauvaises langues», pourquoi les responsables de la FAF ont voulu relancer la polémique sur les raisons et les responsables de cette défaillance technique qui a failli brûler le gazon de la pelouse nouvellement installée. Dans son communiqué, la FAF impute la faute à la société des eaux d’Oran, la SEOR, lui reprochant de fréquentes coupures d’alimentation en eau ayant empêché l’arrosage du gazon en cette période de grandes chaleurs. Mais la FAF va plus loin, en prenant la défense de la société en charge de le pose de gazon au nouveau stade d’Oran, elle souligne que “les efforts pour remédier au problème par l”équipe chargée du projet, en l’occurrence la société Natural Grass Africa, ont permis à la pelouse de reprendre les couleurs.”. Alors, disent encore les mauvaises langues, pourquoi les spécialistes du gazon de la société NGA n’ont pas, au départ, vérifié les conditions d’arrosage et pris les mesures adéquates permettant d’éviter le «jaunissement» de l’herbe ? Pourquoi la FAF s’indigne contre l’entreprise publique SEOR et se croit obligé de vanter les mérites de l’opérateur privé natural grass qui, indique le communiqué, «a procédé cet été au renouvellement de la pelouse de stade santiago bernabeu de madrid”. En réalité, dans tous les grands stades du monde, les techniques d’arrosage sont du ressort du gestionnaire de la pelouse qui dispose de diverses structures et moyens, dont une bâche d’eau principale régulièrement inspectée et analysée pour vérifier la conformité de la qualité de l’eau requise pour l’arrosage. Pourquoi ne pas avoir prévu une bâche de plus grande capacité pour éviter justement une éventuelle pénurie d’eau en période de grandes chaleurs ? Cette Histoire d’eau pour la pelouse du nouveau stade semble bien être le début d’une dangereuse série de balbutiements et de défaillances dans la prise en charge de cette grande infrastructure sportive à Oran. Un peu à l’image de la vieille pelouse du stade Ahmed Zabana qui depuis plus de quarante ans, ne cesse de connaître de multiples déboires.
Par S.Benali