dimanche , 14 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Selon l’expert en économie Benmihoub</span>:<br><span style='color:red;'>Il est temps de lancer une réforme de la gouvernance politique </span>

Selon l’expert en économie Benmihoub:
Il est temps de lancer une réforme de la gouvernance politique 

La reconstruction de la confiance entre l’Etat et les opérateurs économiques via une gouvernance participative basée sur la concertation et ignorant l’autoritarisme, est l’unique solution pour réussir le redressement de la machine économique du pays.

C’est en effet ce qu’a dit hier à Alger, le professeur en économie, Mohamed-Chérif Benmihoub, estimant que le modèle économique a produit plus d’effets pervers que de richesses. Lors de son passage sur la radio nationale, le professeur en économie a souligné qu’en raison des rigidités institutionnelles, politiques et sociales, «les politiques de sortie de crise ont fait défaut.» Afin de réussir un tel pari, il reste, selon l’hôte de la radio qu’à instituer «une administration économique puissante» et à «repenser fondamentalement la politique industrielle», le tout précédé par une réforme de la gouvernance politique, en d’autres termes, celle du partage du pouvoir et des contre-pouvoirs.
Par ailleurs, M. Benmihoub a mis en avant plusieurs propositions visant le développement de l’économie nationale. Il s’agit notamment selon lui, de relancer les prérogatives du Conseil national économique et social (CNES), considère en tant que tribune de discussion et d’aide à la décision, de même que celle de la Cour des comptes, ayant mission d’évaluer les politiques publiques et dont il relève qu’elle n’a pas joué son rôle de contrôle de la gestion de la dépense publique. Dans le même sillage, M. Benmihoub soulève une faille dans le système d’information économique, amenant des opérateurs à prendre des décisions sur la base de conjectures et d’hypothèses non fondées, d’où la nécessité. Ainsi, il est temps, lance-t-il de le réorganiser afin d’en faire un instrument efficace, rationnel et pertinent.
La relance de la machine économique, résultant notamment de la chute des cours des hydrocarbures, constitue l’une des priorités annoncée, dimanche, par le président Abdelmadjid Tebboune. «Nous comptons bâtir une économie nationale forte, diversifiée, génératrice de richesses, créatrice d’emplois et vecteur de bien-être social à même de renforcer notre sécurité alimentaire et de mettre le pays à l’abri de la funeste dépendance aux hydrocarbures et vis-à-vis de l’étranger», avait promis le président de la République, dans son premier discours à la Nation à l’issue de la cérémonie d’investiture au Palais des Nations. Il avait même lancé un appel sincère à tous les hommes d’affaires patriotiques honnêtes et aux entreprises économiques publiques et privées à investir en force dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays. Le président de la République avait rassuré que «l’Etat leur apportera tout le soutien requis et leur accordera tous les avantages nécessaires».