jeudi , 13 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>La question de la pandémie largement évoquée en Conseil des ministres </span>:<br><span style='color:red;'>«Il faut briser la chaîne de contamination»</span>

La question de la pandémie largement évoquée en Conseil des ministres :
«Il faut briser la chaîne de contamination»

La prévention contre la propagation du virus étant un facteur primordial dans la procédure anti-épidémie, le président de la République a ordonné «le maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu’à ce que Dieu nous libère de ce fléau», rapporte le communiqué de la présidence de la République.

Attendu par les Algériens sur la question de la gestion de la pandémie de coronavirus, lors du Conseil des ministres, le président de la République a donné la nette impression d’être très conscient du défi et développé un discours à la hauteur de ce qu’attendent les Algériens de lui en pareilles circonstances. Sur un ton ferme qui n’autorise aucune nuance, M. Tebboune a dénoncé certains individus qui mènent une campagne bizarre à l’effet de convaincre les citoyens du fait que le Covid-19 n’est qu’un mythe à visées politiques. Le président de la République qui s’est étonné de pareille irresponsabilité, fait remarquer que les morts sont déplorés, chaque jour, par milliers à travers le monde, à commencer par les pays les plus développés, indique le communiqué du Conseil des ministres. Ce constat fait, Abdelmadjid Tebboune a ordonné «le durcissement des sanctions à l’encontre de tous les contrevenants, individuellement ou collectivement, aux mesures de prévention». La fermeté de la réponse est à la hauteur de la sincérité de l’exécutif, dont le seul objectif est d’éviter au pays une hécatombe sanitaire. A ce propos, le Premier ministre a été instruit d’«étudier les mesures à prendre avec le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus afin de décider des actions à entreprendre dans les prochains jours en vue de briser la chaîne de contamination et de circonscrire les foyers épidémiques».
L’injonction du chef de l’Etat est d’autant plus parfaitement énoncée qu’il a réitéré une autre instruction faite lors du précédent Conseil des ministre qui consiste à «recourir à l’avion mis à la disposition de son département afin de se rendre immédiatement et à tout moment sur place pour vérifier les informations relatives à des insuffisances réelles ou fictives publiées ici et là, en vue de rassurer les citoyens ou de couper court aux rumeurs et autres fausses informations».
Il faut savoir à ce propos et le communiqué de la présidence de la République le rappelle, le dispositif de lutte contre le Covid-19 s’est renforcé avec un apport supplémentaire de 3.000 lits sur le seul mois de juin. Cela porte le nombre de cet équipement nécessaire à 13.395 lits. A cela s’ajoute la hausse des capacités et des moyens de traitement, par la mise à disposition de plus d’équipements de dépistage et de protection. «Le ministre a fait état, en outre, de l’acquisition en cours de 252.000 tests PCR et de 2 appareils de dépistage par PCR d’une capacité de 2.000 tests par jour chacun. Il est également prévu l’importation de 20 millions de masques chirurgicaux, pour maintenir le stock national et de 200.000 masques pour les personnels de santé travaillant dans des services COVID, lesquels équipements viendront s’ajouter aux quantités suffisantes de médicaments destinés au traitement des patients atteints de coronavirus, sachant que le stock des médicaments a été plusieurs fois doublé», rapporte le même communiqué.
Le chapitre de la pandémie qui a pris une part importante du Conseil des ministres a abordé la question de «l’établissement de statistiques des contaminations par wilaya et de leur traitement avec davantage de réalisme», dont la charge revient au ministre de la Santé. Sur le sujet, le Président Tebboune a souligné que « la lutte contre la pandémie est une responsabilité collective (Etat, institutions, société civile et individus) à travers l’ensemble du territoire national car il y va, a-t-il dit, de la préservation de la santé et de l’intégrité du citoyen».
La prévention contre la propagation du virus étant un facteur primordial dans la procédure anti-épidémie, le président de la République a ordonné «le maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu’à ce que Dieu nous libère de ce fléau», rapporte le communiqué de la présidence de la République, sanctionnant de Conseil des ministres. Cette décision qui aura forcément un impact sur les relations avec l’Union européenne au nord et la Tunisie à l’est, traduit les priorités de l’Etat qui met la santé des Algériens au dessus de toutes autres considérations. On retiendra ainsi que les frontières avec les voisins demeureront closes, ce qui revient à dire que tout voyage de et vers l’Algérie est encore suspendu.
Anissa Mesdouf