dimanche , 28 février 2021

...:
Inquiétudes grandissantes

Le monde n’en a pas fini avec la pandémie du coronavirus. Les espoirs nés de la découverte du vaccin, cèdent la place au pessimisme et à l’inquiétude. En Europe et en Amérique, le virus frappe de plus en plus fort. Le nombre des contaminés et des morts croît à une vitesse folle, dépassant de loin tout ce qui a été vécu au début de la pandémie au printemps dernier.
Les structures sanitaires sont au bord de la rupture, malgré tous les moyens mis en place, et malgré le fait que l’on vaccine à tour de bras, en particulier les populations les plus vulnérables. Le fossé entre la circulation du virus et la vaccination est abyssal et paraît presque insurmontable et quasi impossible à combler.
La seule éclaircie dans ce décor apocalyptique pour le moment, reste la dernière décision du nouveau président américain, Joe Biden, de renouer le contact avec l’OMS et de débloquer les aides pour cette organisation, ce qui donnerait une nouvelle stratégie de lutte internationale contre la pandémie.
Il faut dire que le monde ne pourra s’en sortir que s’il y a une recherche coordonnée d’une sortie de crise, d’autant plus que le virus ne cesse de muter, avec des souches plus dangereuses et beaucoup plus contagieuses.
L’inquiétude est réelle quand on sait aussi, selon certaines études, que le continent africain, assez épargné jusque là, devient le continent qui connait la plus grande expansion du virus. En effet, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa-CDC) de l’Union africaine, la deuxième vague de la pandémie est plus meurtrière en Afrique, où le taux de létalité dépasse désormais la moyenne mondiale, puisqu’il est à 2,5 % des cas recensés, bien au dessus de la moyenne mondiale qui est, elle, de 2,2 %.
Il faut dire que l’apparition du variant sud africain est pour beaucoup dans cette nouvelle donne qui reste des plus inquiétantes quand on sait les limites des moyens sanitaires dans la grande majorité des pays africains. Il faut dire qu’à ce rythme on va tout droit vers l’une des plus grandes catastrophes qu’a eu à connaître l’humanité jusque là.
Le monde vit peut-être l’une des plus sombres périodes de toute son histoire, et tous les retards pris, soit dans l’imposition du strict respect des gestes barrières, mais aussi et surtout dans l’enclenchement de la vaccination, se payeront très cher.
Par Abdelmadjid Blidi