vendredi , 27 novembre 2020

Jeux méditerranéens: Perte de prestige et d’ambitions

Dimanche dernier, le nouveau président du Comité olympique algérien (COA), Abderrahmane Hammad, élu le 12 septembre, a choisi Oran pour sa première sortie officielle afin d’examiner évidemment l’état des lieux des préparatifs de l’édition JM-2022 devant se dérouler à Oran. Une réunion a été ainsi organisée, regroupant les membres du COA et ceux de la Direction générale chargée de l’organisation des JM. A l’ordre du jour figurait nous dit-on, le bilan des activités de cet organisme, le COJM, dirigé par Salim Lies, ainsi que «les problèmes et les obstacles rencontrés par le comité d’organisation». Dans son communiqué remis à la presse en fin de réunion, aucun détail ni précision n’a été révélé sur la nature des contraintes évoquées, ni encore moins sur le bilan des actions entreprises par l’organisme depuis la désignation, en juillet 2019, de l’ancien champion de natation à la tête de ce comité.
On pouvait lire dans ce communiqué que «Les membres de la délégation du COA et leurs homologues du COJM ont passé en revue l’état d’avancement des préparatifs des différentes commissions spécialisées. Les questions relatives aux infrastructures, à l’organisation sportive, à l’hébergement, à l’accréditation et au volet communication et promotion des Jeux, ont été entre autres évoquées par les deux parties». Une évidence qui devrait plutôt être détaillée et expliquée au nom de la transparence et de la crédibilité des actions.
Malheureusement, tout, dans le ton et le contenu lapidaire de ce communiqué ressemble à s’y méprendre à une sorte de «motion de soutien», propre aux sphères politiques partisanes, mise en exergue pour assurer l’opinion locale que le nouveau président du COA va apporter toute son aide au Comité d’organisation des JM piloté par Salim Lies et lui assurer, peut-on lire encore, un accompagnement «dans sa mission vitale au service de l’Algérie, à savoir l’organisation des XIXes Jeux méditerranéens Oran-2022». Il faut peut-être croire que le pays serait en «grand danger» si jamais ces Jeux méditerranéens, reportés une première fois à 2022, seraient de nouveau perturbés ou même remis en cause. On sait bien que le Comité international de J.M affiche lui-même un certain recul en termes d’ambition et de prestige de cet événement sur la scène internationale. Comme aucune grande métropole du bassin méditerranéen ne s’est aventuré à présenter sa candidature pour la 20ème édition, c’est la petite bourgade de Tarente au Sud de l’Italie qui a été retenue pour succéder… à Oran…
Par S.Benali