dimanche , 28 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Tribunal de Sidi M’hamed </span>:<br><span style='color:red;'>Kamel Bouakaz, Fodil Dob et Houari Boukhors remis en liberté provisoire</span>
© D.R

Tribunal de Sidi M’hamed :
Kamel Bouakaz, Fodil Dob et Houari Boukhors remis en liberté provisoire

Le Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a remis, dimanche, en liberté provisoire l’humoriste Kamel Bouakaz, l’ancien footballeur Fodil Dob et Houari Boukhors.

Le Tribunal a décidé de reporter leur procès au 24 février 2019 pour auditionner les deux parties civiles absentes de l’audience, à savoir l’animateur Sofiane Dani et le président de l’APC d’Alger centre, Bettache Abdelhakim. «Le retrait de la plainte par Sofiane Dani, lors de l’instruction judiciaire, n’interrompt pas l’action publique», ont indiqué les avocats. Les accusés étaient en détention provisoire depuis le 25 octobre pour «chantage et extorsion de fonds, diffamation et atteinte à la vie privée des personnes à travers la diffusion d’enregistrements de communications privées et confidentielles sans le consentement des personnes concernées».
Les mis en cause ont été poursuivis pour les délits de «collecte et publication, par des moyens frauduleux, de données conservées, traitées et transmises via un système informatique, possession et divulgation et de données attentatoires aux organismes de Droit public». Le Collectif de défense, composée d’une cinquantaine d’avocats, en tête desquels Me Mustapha Bouchachi, Me Benyessaad Noureddine, Me Benyekhlef Cherif, Me Brahmi Hassen et Me Amine Sidhoum, a plaidé la remise en liberté provisoire de leurs mandants conformément à l’article 123 bis du code de procédure pénale, en s’engageant à présenter toutes les garanties pour leur comparution devant le tribunal le jour du procès.
Les avocats ont, en outre, affirmé que la remise en liberté provisoire de leurs mandants «n’impactera pas l’instruction», mettant en avant l’article 50 de la Constitution qui stipule que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté».
Le Procureur de la République avait mandaté le tribunal de Sidi M’hamed pour trancher la demande de remise en liberté provisoire et ne s’était pas opposé au report du procès au 24 février 2019.