lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ministére du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale</span>:<br><span style='color:red;'>La commission chargée de l’élaboration de la liste des métiers pénibles installée</span>
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Ministére du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale:
La commission chargée de l’élaboration de la liste des métiers pénibles installée

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale Mourad Zemali, a procédé hier, à l’installation de la commission chargée de proposer la liste des postes de travail, présentant une haute pénibilité, la durée minimale passée dans ces postes et les âges minima de la pension de retraite correspondant.

Prenant la parole lors de cette cérémonie, le ministre a indiqué, que cette commission technique est composée, de représentants du ministère du Travail et des organismes sous sa tutelle, représentants du ministère de la Santé, ceux de la direction générale de la Fonction publique, deux de l’Office national des statistiques (ONS), ainsi que des représentants des ministères concernés par l’examen de questions inscrites à l’ordre du jour de la Commission. Elle aura également, selon le ministre, à proposer un projet de liste de postes, considérés à haute pénibilité, accompagnée des critères, ouvrant droit à l’abattement de l’âge de retraite, conformément à la législation en vigueur. Ces résultats préliminaires, seront par la suite, soumis à la concertation des partenaires sociaux et feront l’objet, on fine, d’un projet de décret exécutif, en application des dispositions législatives en vigueur. Cette commission comprend également, trois professeurs de médecine du travail, chefs de services hospitalo-universitaires, désignés par le ministère de la Santé, ainsi que des experts dans le domaine de compétences de la commission, désignée par le ministre chargé de la sécurité sociale.
En réponse à une question de la presse, le ministre a estimé, que les membres de cette commission prendront tout le temps nécessaire, pour élaborer la liste des métiers pénibles. Car, selon lui, ce projet concerne les générations futures. Donc, il faut bien ficeler ce décret.
Par ailleurs, le ministre a rappelé à cette occasion, que le recours à la retraite anticipée ou le départ à la retraite sans condition d’âge, a été institué en 1997, dans le sillage du plan d’ajustement structurel, imposé par le FMI à l’Algérie, afin de dégraisser les secteurs publics. Vu la situation actuelle de la CNR, il est nécessaire, estime le ministre, de revenir au système normal de la retraite. Le ministre a tenté d’interpeller la conscience des travailleurs, sur le danger qui guette notre Caisse nationale de retraite, en appelant les travailleurs et les syndicats, à revenir à la raison, et mettre en avant l’intérêt de la nation. Selon lui, il faut penser à nos retraités qui peuvent se retrouver sans revenus, si la CNR épuise toutes ses ressources, dans l’octroi des retraites anticipées.
Ainsi, il a avancé quelques chiffres, sur la situation actuelle des retraités. Selon lui, le nombre de personnes bénéficiant d’une retraite anticipée et celle proportionnelle, dépasse la barre d’un million, soit 1/3 du nombre global des retraités en Algérie. Il a estimé, que le système de la sécurité sociale dégage annuellement, environ 450 milliards de dinars pour cette frange, soit près du déficit annuelle de la CNR estimé à 500 milliards de dinars. Il dira également, que la moyenne d’âge des bénéficiaires de ce genre de retraite est estimé à 53 ans soit moins de 7 ans de cotisation à la CNAS. Selon lui, aujourd’hui, le pourcentage des retraités en comparaison aux cotisants, est estimé à 1 retraité pour 2,5 cotisants, alors que cette moyenne devra être de 1 retraité pour 5 cotisants. Suite à ces statistiques effrayantes, les autorités publiques ont décidé, de revenir au système normal de la retraite.
Alger: Noreddine Oumessaoud