mardi , 30 novembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Avec des robinets à sec pour plus d’une semaine à Sidi Bel Abbés</span>:<br><span style='color:red;'>La crise de l’eau s’aggrave de jour en jour</span>
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Avec des robinets à sec pour plus d’une semaine à Sidi Bel Abbés:
La crise de l’eau s’aggrave de jour en jour

Cette année de 2021 est marquée pour la première fois, par la pénurie en eau potable à travers les quatre coins de la wilaya de Sidi Bel Abbés.

Selon l’Algérienne des eaux, cette pénurie est due aux barrages qui sont presque à sec à cause de la longue période de sécheresse qui a sévi dans la région d’une part, et la faible pluviométrie enregistrée durant la saison hivernale de l’année en cours.
On est donc loin de la déclaration il y a presque dix ans d’un ex ministre des ressources en eau qui avait annoncé lors de sa visite à Sidi Bel Abbés que la wilaya 22 ne connaitra plus de problème d’eau pour une durée de 40 ans. Hors, il semble qu’aucun sérieux projet n’a été entamé depuis plus d’une vingtaine d’année alors que le besoin de la wilaya est autour de 120.000 mètres cubes par jour.
Cette quantité d’eau ne peut pas être satisfaite aujourd’hui selon les responsables de l’ADE de Sidi Bel Abbés car les deux principaux barrages qui alimentent une grande partie de la région sont presque à sec et on cite le barrage de Bouhanifia (wilaya de Mascara qui alimente la région est de Sidi Bel Abbés) et celui de Sidi El Abdelli (wilaya de Tlemcen), qui devait alimenter au moins 27 des 52 communes relevant de la wilaya de Sidi bel Abbés. Pour l’instant, une solution temporaire reste l’approvisionnement de la petite station de Hona?ne sise à l’extrême ouest de Tlemcen, mais sa production est limitée.
En attendant, les citoyens de Sidi Bel Abbés sont approvisionnés pour une durée qui dépasse la semaine afin d’être servis en eau des robinets et suivent avec impatience l’annonce quotidienne faite sur le site de l’ADE-SBA. Les gagnant de cette situation restent les vendeurs d’eau qui sillonnent la Mekerra à longueurs de journées sur des camions armées de citernes, alors que personne ne sait l’état sanitaire de cette eau commercialisée .
M. Bekkar