mercredi , 5 août 2020
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Transferts:
La FAF veut «assainir» le métier d’agent de joueurs

La Fédération algérienne de football (FAF) a  indiqué lundi avoir entrepris certaines démarches pour «assainir et  remettre de l’ordre dans le métier d’agent de joueurs», marqué par une  certaine «anarchie» depuis sa libéralisation il y a cinq ans.

En effet, initialement réservé à une élite qualifiée, le métier d’agent de  joueurs a connu un essor sans précédent à partir du 1er avril 2015, lorsque  la Fifa a adopté la circulaire 1417, portant sur la libéralisation du  métier d’agent de joueurs.
«Depuis, n’importe quel intermédiaire peut conclure un transfert de  joueur, sans avoir besoin d’une licence, sauf dans les pays dont la  législation fait de ce métier une profession réglementée, ce qui n’est pas  le cas en Algérie», a expliqué la FAF dans un communiqué. «Cette libération totale du marché, en créant le statut d’intermédiaire, a  engendré une dérégulation au détriment d’une réglementation plus stricte,  et sujette à des éventuelles sanctions en cas de non-respect de certains  principes», a ajouté l’instance fédérale, rappelant au passage que «la Fifa  avait tenté d’encadrer cette activité à travers diverses décisions,  notamment, en imposant depuis 2001 un enregistrement des agents auprès des  fédérations nationales».
«Mais face à l’anarchie qui régnait dans le milieu footballistique  national, le Bureau fédéral de la FAF avait décidé, à son élection en 2017,  de remettre de l’ordre dans ce métier d’intermédiaire, tout en consacrant  la liberté de commerce et de l’autorégulation du marché des transferts par  le jeu de la concurrence», peut-on encore lire dans le communiqué. Cette mission a été confiée à la Commission du statut du joueur, présidée  par le membre du Bureau fédéral Larbi Oumar, qui a entamé un «travail de  fond» depuis septembre 2018 et qui a abouti à une situation «assainie»,  avec un fichier des intermédiaires retenus sur la base d’un dossier, en  attendant la délivrance de licence à l’issue d’un test d’évaluation de  connaissances.  Au total, 12 dossiers ont été refusés par la Commission du statut du  joueur, car ne remplissant pas les conditions d’éligibilité (à titre  d’exemple : la fonction d’entraîneur n’ouvre pas droit au métier  d’intermédiaire, le niveau d’instruction et l’absence de pièces  administratives). Ladite commission a aussi finalisé le projet de règlement FAF, sur la  collaboration avec les intermédiaires ainsi que le document relatif à la  déclaration d’intermédiaire pour personnes physiques. Ces deux documents  seront examinés mardi par les juristes de la FAF et, la prochaine étape  consisterait en un examen de passage pour exercer le métier d’intermédiaire  de joueurs en vue de la délivrance d’une licence annuelle renouvelable, une  phase qui est toujours en étude. La Commission du statut du joueur a également permis l’établissement du  passeport du joueur, y compris au niveau national.
C’est ainsi que, depuis  janvier 2020, il a été recensé au moins une quarantaine de passeports de  joueurs, avec tous les transferts internationaux.
«Ce passeport reprend la carrière de chaque joueur depuis l’âge de 12 ans  et permettra désormais de préserver les intérêts des footballeurs  algériens, notamment en ce qui concerne les mécanismes de solidarité et les  droits de formation dont les montants des indemnités ont été révisés afin  d’en faire profiter les clubs algériens», selon la même source.