mercredi , 2 décembre 2020

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La faim dans le monde, l’autre racisme !

Dans certaines contrées d’Afrique et d’Asie, des enfants meurent encore de faim et de maladies moyenâgeuses. Et ce ne sont pas des cas isolés du genre de la maladie de «Kawazaki» qui a ébranlé un temps l’Europe. Les enfants du tiers monde meurent par centaines de milliers annuellement. Cela est une réalité qu’aucun être humain sur la planète n’ignore.
C’est même l’une des rares constantes qui ont traversé le 20e siècle et les 20 premières années de ce 21é siècle. Que fait donc cette humanité pour sortir les milliards de personnes qui survivent et tentent d’échapper à des maladies, aujourd’hui disparus dans l’occident ? La question est pertinente en ces temps où l’on parle beaucoup des méfaits de la mondialisation et autre nouveau monde.
Une bonne partie de l’humanité qui ne subit plus l’épée de Damoclès des épidémies de l’autre siècle a pris la résolution de faire du combat contre le racisme sa priorité de l’heure. Un seul afro-américain tué atrocement par un policier blanc a mis l’occident sens dessus dessous. Il est vrai le cas Floyd est la goutte qui a fait déborder le vase. Cette lutte est très légitime. Il faut la mener. Mais une question lancinante est actuellement posée par les être humains laissés pour compte, eux aussi victimes de racisme. Et la question qu’ils posent est de savoir combien de millions de gouttes faut-il encore pour que les « bobos » de Paris, Londres, Berlin, New York…. et autres se soulèvent pour obliger leurs Etats respectifs à soulager les souffrances de milliards d’individus qui survivent avec la peur du choléra et du paludisme dans le ventre. Comme la conscience occidentale s’est réveillée contre le racisme, elle doit s’éveiller à la réalité, aujourd’hui cachée des méfaits réels d’une mondialisation prédatrice qui a remplacé le colonialisme inhumain. Mais posons-nous donc l’autre question, la vraie, la bonne : que fait l’Onu dans tout cela ? La réponse est sidérante. Qu’en en juge : Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est emparé, hier, du sujet brûlant du racisme et des violences policières, à la demande des pays africains qui souhaitent une enquête sur le «racisme systémique», notamment aux Etats-Unis, point de départ d’un mouvement de protestation devenu mondial, après la mort de George Floyd !
La mort de millions d’enfants de maladies moyenâgeuses n’est donc pas un acte de racisme systémique ? Combien de fois, l’Union africaine a demandé une contribution de l’humanité pour éradiquer l’extrême pauvreté, sans écho de la part de l’Onu, sauf quelques phrases de circonstance ? Il n’est pas besoin de répondre à cette question, mais de constater que les dirigeants Africains sont passés à côté de leur sujet.
Par Nabil.G

Un commentaire

  1. On ne peut imaginer l’Afrique sans conflits ni maladies ni pauvreté tout simplement parce que ce continent est destiné pour l’être. N’allez pas m’accuser de raciste mais c’est un fait. Au Kenya, pendant le confinement, des milliers de jeunes écolières de 12 ans, 13 ans sont tombées enceintes, alors là c’est le comble !