dimanche , 25 octobre 2020

...:
La force de la conviction

La campagne référendaire pour l’amendement de la Constitution arrive à mi-chemin et captive de plus en plus l’intérêt des citoyens. Il faut dire qu’après des débuts plutôt timides, les choses ont sérieusement évolué ces derniers jours.

Les déplacements et les meetings se font de manière plus soutenue et tournent autour de plusieurs thèmes qui ont un trait direct avec la vie des Algériens et les réponses qu’apportent cet amendement aux diverses attentes des citoyens.

Les intervenants, dans leur souci de conviction et d’explication, font le choix de vulgariser au maximum les grandes lignes que proposent les changements apportés à la nouvelle Loi fondamentale. Un choix nécessaire qui contribue efficacement à saisir la philosophie sur laquelle se fondera le nouveau modèle de gouvernance, dont le souci majeur reste de mettre en pratique les revendications exprimées par de larges pans de la société algérienne.

Des revendications qui ont pris naissance le 22 février 2019 et qui ont continué de manière soutenue, avec des nombres de manifestants de plus en plus importants jusqu’à l’abandon de l’aventurière option du cinquième mandat et la démission de l’ancien président de la République. Des revendications, qui par la suite, devaient prendre un prolongement effectif et concret auquel répond, dans une grande mesure, la nouvelle Constitution.

Et c’est cet important pont entre le Hirak et la nouvelle Loi fondamentale, sur laquelle doit se prononcer le peuple le 1er novembre prochain, qui constitue l’essentiel de la campagne d’explication menée par les animateurs des rencontres et meetings organisés aux quatre coins du pays.

Des partis politiques, des organisations diverses mais aussi des représentants de la société civile multiplient les sorties sur le terrain et s’emploient à convaincre les électeurs sur le bien fondé des nouveaux amendements apportés à la Constitution et qui sont nécessaires pour concrétiser les revendications sociales et politiques exprimées et voulues par ces marcheurs qui ont sillonné des mois durant les artères et rues des villes et villages de l’Algérie. La campagne pour le «oui» commence à prendre forme et à connaître une étape importante et cruciale. Elle semble se faire entendre et promet de connaître encore davantage de crédit à fur et à mesure que les orateurs avancent dans leur stratégie de conviction en touchant un public de plus en plus nombreux et intéressé par les applications qui lui sont apportées.
Par Abdelmadjid Blidi