jeudi , 22 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Forum d’affaires algéro-français</span>:<br><span style='color:red;'>La grande messe économique</span>
© APS

Forum d’affaires algéro-français:
La grande messe économique

Plus de 60 chefs d’entreprises français du Medef, représentant plusieurs secteurs comme les infrastructures, les transports, la construction, l’aéronautique, la défense, la finance, l’environnement, l’énergie, l’industrie, l’environnement, le numérique, l’éducation et les services, ont pris part hier au forum d’affaires avec leur homologues algériens du FCE.

La grande rencontre Medef-FCE, la première du genre de cette taille depuis 2011, qui a regroupé hier, à l’hôtel Aurrasi, constitue pour nombre d’observateurs une  confirmation de la nouvelle approche adoptée par les directions politiques de l’Algérie et de la France.
Déclinées sous forme de forum, les retrouvailles algéro-françaises dans leur volet économique, ont donc pris une signification spéciale, compte tenu d’une demande d’investissement et de transfert de savoir-faire du côté algérien et d’une disponibilité à en finir avec l’approche strictement commerciale, côté français. Cette nouvelle orientation stratégique des milieux d’affaires français est bien illustrée dans les propos du président du Medef, M. Gattaz. «C’est la plus importante délégation du Medef en Algérie. Cela témoigne de l’importance accordée par notre secteur privé à la coopération économique avec l’Algérie», dira le patron des patrons français, en guise de gage de sérieux. «Nous sommes venus pour essayer de concrétiser trois actions importantes: valoriser les talents que nous partageons, renforcer le partenariat entre nos communautés d’affaires et donner la priorité à la jeunesse et à l’entreprenariat», a insisté M.Gattaz, pour qui, cette mission, semble être d’une importance symbolique dans la relance de la machine du partenariat qui a sérieusement souffert du comportement stérile et enfantin de l’ancien Premier ministre français, Manuel Vals.
M.Gattaz qui est venu à Alger avec une «idée fraîche» de la coopération algéro-française a mis en avant ce que les deux pays ont en commun, à savoir une diaspora algérienne en France, avec l’objectif assumé de co-construire l’avenir des deux pays. L’idée est effectivement belle et même prometteuse et susceptible de créer la pérennité qui a manqué dans le partenariat entre les deux pays. Ce nouveau lien de proximité que le Medef veut tisser avec le FCE, n’échappera pas à la règle d’un partenariat «gagnant-gagnant et durable pour devenir au cœur des relations bilatérales entre l’Algérie et la France, car, c’est l’entreprise qui détient plus de 90% des solutions pour ces défis», croit savoir le patron des patrons français, qui laisse son enthousiasme prendre le dessus en affirmant que «l’heure est à la réalisation. Ce forum est l’occasion de renouveler formellement notre partenariat» a-t-il relevé.
Son vis-à-vis algérien, Ali Haddad, a, pour sa part, plaidé pour une «alliance stratégique» avec la France. Le  président du FCE cadre cette alliance en énumérant des secteurs précis. Les énergies renouvelables, la pétrochimie, la métallurgie, l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’industrie pharmaceutique et le numérique, constituent donc autant de leviers de croissance que la communauté d’affaires algérienne entend développer avec la coopération de son homologue française.
M.Haddad, a également emporté par son enthousiasme que la parfaite cohérence politique entre MM. Bouteflika et Macron, autorise largement, a évoqué l’exemplarité future de la relation d’affaires algéro-française, censée constituer le socle d’une coopération Nord-sud. Le patron des patrons algérien, évoque la possibilité d’une hausse exponentielle des exportations algériennes issues du secteur privé, grâce à «l’approche rénovée du Président de la République Abdelaziz Bouteflika qui a mis fin à la discrimination entre le secteur public et le secteur privé, permettant l’émergence d’un secteur privé algérien compétitif». C’est pour dire que l’Algérie est sur une rampe de lancement et la France pourrait jouer un rôle clé dans le décollage économique de l’Algérie.
Alger: Smaïl Daoudi
 

Création à Alger d’un Conseil d’affaires algéro-français

Un Conseil d’affaires algéro-français a été créé mercredi à Alger par le FCE (Forum des chefs d’entreprises) et le Medef (Mouvement des entreprises de France). Le protocole d’accord portant création de ce Conseil d’affaires, a été signé par M. Ali Haddad, président du FCE et Pierre Gattaz, président du Medef, en marge d’un forum d’affaires de deux jours tenu mercredi à Alger avec la participation d’une cinquantaine d’entreprises françaises. Le ministre de l’Industrie et des mines Yousfi Yousfi, a pris part à la cérémonie de signature. «Je suis heureux de la signature de cet accord car, il donne la priorité à la jeunesse et au partenariat», a déclaré M. Gattaz. «Je porte beaucoup d’espoir pour ce Conseil d’affaires car, il va contribuer à la refondation de la coopération économique entre l’Algérie et la France», a avancé, pour sa part, M. Haddad. Un Mémorandum d’entente, portant sur la promotion de la coopération bilatérale dans les domaines de la jeunesse et l’entreprenariat, la formation et le numérique, a été également signé par les deux organisations patronales.