lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ecole nationale supérieure du tourisme (Aurassi) </span>:<br><span style='color:red;'>La grève continue !</span>

Ecole nationale supérieure du tourisme (Aurassi) :
La grève continue !

Les étudiants à l’Ecole nationale supérieure du tourisme (ENST) d’El-Aurassi, entament la septième semaine de grève illimitée et n’envisagent pas de baisser les bras avant d’avoir gain de cause.

La revendication principale est l’annulation du décret exécutif, daté du 17 mai et publié dans le dernier journal officiel (N°30) définit les modalités de création et d’exploitation des agences de tourisme.
Les étudiants de l’ENST dénoncent le fait que des licenciés des universités avec seulement une année d’expérience dans le secteur du tourisme, ouvrent droit à une licence d’exploitation d’une agence de voyages.
«Ce décret décrédibilise notre diplôme car, après trois ans d’études approfondies et spécialisées en tourisme et plus exactement dans la filière d’agence de voyages, nous nous retrouvons devant une concurrence déloyale», se désolent les étudiants protestataires rencontrés à l’entrée de l’ENST. Aujourd’hui, cette unique école en Algérie dans le secteur du tourisme, compte environ 240 étudiants répartis sur 4 promotions.
Il est à noter, que les postulants pour les agréments des agences de voyages, doivent être en possession d’une licence d’exploitation délivrée par le ministre chargé du Tourisme, après avis de la commission nationale d’agrément des agences de tourisme et de voyages.
Celle-ci, est elle-même soumise à des critères, parmi lesquels la condition d’âge (21 ans), l’aptitude professionnelle en relation avec l’activité touristique. En plus clair, justifier d’une licence en tourisme délivrée par un établissement d’enseignement supérieur ou soi une licence d’enseignement supérieur et une ancienneté d’une année dans le domaine du tourisme ou encore d’un diplôme de technicien supérieur en tourisme ou hôtellerie et une ancienneté d’1 année dans le domaine du tourisme. Le postulant doit disposer d’un local commercial doté de toutes les commodités nécessaires à l’exercice de cette activité, explique le décret exécutif. Il est également soumis à une enquête d’habilitation des services de sécurité (DGSN et gendarmerie nationale). Pour les candidats répondant à toutes les conditions énumérées dans ce texte d’application, se verront donc délivrer la licence d’exploitation à charge pour eux d’entrer en activité dans les six mois. Le cas échéant, ils sont mis en demeure de le faire sous peine de se voir retirer la licence.

Alger: Samir Hamiche