lundi , 17 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>L’Association nationale des parents d’élèves appelle à la suppression du droit à la grève </span>:<br><span style='color:red;'>«La grève est une violence à l’encontre de l’enfant»</span>
© D.R

L’Association nationale des parents d’élèves appelle à la suppression du droit à la grève :
«La grève est une violence à l’encontre de l’enfant»

Suite à la grève des enseignants qui a trop duré, l’Association nationale des parents d’élèves a adressé une lettre au président de la République, lui demandant d’intervenir pour mettre fin à ces dépassements.

Intervenant lors de son passage au Forum du quotidien El Moudjahid, Khaled Ahmed, président de ladite association et vu la situation de blocage qui dure depuis plus de deux mois dans les deux wilayas à savoir Bejaia et Blida, et plus de 11 jours au niveau national, a dénoncé et condamné cette grève illimitée. Au vu d’un tel contexte et afin de rassurer les membres de la communauté éducative, «nous faisons appel à votre engagement pour une école algérienne de qualité afin de mettre fin à ces dérives», déclare Khaled Ahmed qui ajoutera «à cet effet, notre requête est la suivante: octroyer au ministère de l’Education nationale un statut de souveraineté. Un tel statut, estime Khaled Ahmed, viendra conforter les dispositions de deux textes référence, à savoir la Constitution algérienne qui «garantit le droit à la scolarité” (article 53) et la Convention internationale des droits de l’enfant (article 28), O.N.U. 20 novembre 1989. Tout comme il permettra au secteur de retrouver la stabilité et la sérénité nécessaires à la traduction dans le vécu scolaire de nos enfants».
«Nos enfants scolarisés, vivent une situation permanente d’angoisse à chaque rentrée scolaire depuis la création des onze syndicats activant dans le secteur de l’Education. A l’origine des grèves perlées et souvent des grèves illimitées dont l’impact s’est avéré nocif au processus d’apprentissage. Certains de ces syndicats perturbent le fonctionnement de l’école algérienne» a estimé le président de l’Association des parents d’élèves dans sa lettre adressée au Président de la République. «A ce déficit en leçons, s’ajoutent des traumatismes en tous genres tels que le décrochage scolaire, le redoublement, la violence et l’oisiveté, source d’addiction à des fléaux sociaux.», estime Khaled Ahmed qui dira que «cette déstabilisation permanente, est récurrente malgré les efforts de redressement déployés par la tutelle ces dernières années. Ni le dialogue avec les partenaires sociaux, initié en méthode de travail par Madame la Ministre, ni l’élaboration et l’adoption de la Charte d’éthique du secteur, n’ont permis de raisonner certains syndicats parmi les plus vindicatifs. Leurs revendications légitimes ont de tout temps été satisfaites par l’Etat algérien. Seulement, certains d’entre eux avancent des revendications étrangères au contexte scolaire et éducatif; ce qui a pour conséquence l’apparition de conflits locaux souvent violents»

«Le droit à la grève doit être supprimé de la Constitution»

Par ailleurs, Khaled Ahmed a indiqué que son association a décidé de déposer une plainte contre le bureau du Conseil national autonome des enseignants du secondaire (Cnapeste) de la wilaya de Blida. Selon elle, le bureau du Cnapeste de Blida, est à l’origine de cette grève nationale illimitée. Khaled Ahmed dira que son association soutient les revendications légitimes des enseignants mais le droit de l’enfant demeure prioritaire. «Nous appelons tous les enseignants à reprendre immédiatement leurs postes d’emplois et ce, pour éviter une catastrophe. Nous appelons également, l’intermédiation des représentants de la société civile et les représentants du peule (élus) pour mettre fin à ce mouvement qui a trop duré» a-t-il dit.
Pour sa part, la Vice-présidente de l’Association des parents d’élèves, Mme Fatiha Bacha, a estimé que le problème qui se pose aujourd’hui en Algérie, est le manque de communication qui permet de régler facilement les conflits». Pour elle, la grève est devenue une violence à l’encontre de l’enfant.
«Nous appelons les autorités à supprimer carrément le droit à la grève, car, ceci est devenu une menace aux droits des enfants et élèves» a-t-elle dit. Selon elle, la suppression du droit à la grève a bien réussi en Allemagne. Cette déclaration pourra avoir des répercussions sur les relations entre les différents partenaires sociaux. Aujourd’hui, la grève est devenue une violence à l’encontre de l’enfant. «Nous appelons les autorités à supprimer carrément le droit à la grève, car, ceci est devenu une menace aux droits des enfants et élèves» a-t-elle dit.
Cette déclaration pourra avoir des répercussions sur les relations entre les différents partenaires sociaux.
Alger: Noreddine Oumessaoud