jeudi , 13 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Biodiversité</span>:<br><span style='color:red;'>La journée internationale sous le slogan «nos solutions sont dans la nature»</span>

Biodiversité:
La journée internationale sous le slogan «nos solutions sont dans la nature»

La journée mondiale de la diversité biologique (biodiversité), célébrée le 22 mai 2020, aura cette année «nos  solutions sont dans la nature» comme slogan, a indiqué jeudi un communiqué de la direction générale des forêts (DGF) L’appauvrissement continu de la diversité biologique dans le monde, est  une préoccupation qui a poussé l’Assemblée Générale des Nations Unies à  proclamer, le 22 mai, date de l’adoption du texte de la Convention sur la  diversité biologique Journée internationale de la biodiversité, a rappelé  la DGF.

Le thème choisi pour cette année véhicule un slogan en parfaite harmonie  avec le contexte global intitulé «Nos solutions sont dans la Nature», ce  dernier met l’accent sur l’espoir, la solidarité et la nécessité de  travailler ensemble à tous les niveaux pour construire un avenir et une vie  en harmonie avec la nature, explique la même source. Malgré nos avancées technologiques, nous dépendons entièrement  d’écosystèmes sains et dynamiques pour notre eau, notre nourriture, nos  médicaments, nos vêtements, notre carburant ou notre énergie, estime la  DGF, soulignant que la communauté internationale est appelée «à réexaminer  notre relation avec le monde naturel».
Il sera primordial d’accorder plus d’attention au vivant, la journée  Internationale sur la diversité biologique souligne à quel point nous  sommes interdépendants et que la réponse à tous nos défis se trouve dans la  nature, souligne le communiqué, ajoutant que «plus que jamais, la  biodiversité demeure la base d’un avenir commun et durable». Plus de 80 % de l’alimentation des êtres humains est assurée par les  plantes, et près de 80 % des habitants des zones rurales des pays en  développement ont recours à la médecine traditionnelle à base de plantes. Néanmoins, la nature décline actuellement à un rythme sans précédent, avec  un taux d’extinction des espèces très fort, provoquant dès à présent de  graves effets sur les populations du monde entier. La Nature est en crise en raison de la perte en biodiversité et en  habitats naturels, le tout exacerbé par le réchauffement climatique et une  pollution des plus pesantes.
Environ 60 % de toutes les maladies infectieuses chez l’homme sont des  zoonoses, nous parvenant par l’intermédiaire des animaux.  Parmi elles, le virus Ebola, la grippe aviaire, le syndrome respiratoire  du Moyen-Orient (MERS), le syndrome respiratoire aigu soudain (SRAS), la  maladie virale de Zika et, maintenant, le coronavirus.  Bien que l’origine de l’épidémie et sa voie de transmission restent encore  à approfondir, il est important de savoir que l’émergence des zoonoses est  souvent liée aux changements et au bouleversement de l’environnement.
Pour faire face à la pandémie du coronavirus (COVID-19) et se protéger  contre de futures menaces mondiales, la préservation de la biodiversité,  notamment la faune sauvage est une question cruciale.  Nous devons £uvrer pour une intendance mondiale solide de la nature et de  la biodiversité, et un engagement clair pour faciliter la transition vers  des économies neutres en carbone.  L’avenir de l’humanité dépend des mesures prises dès maintenant pour le  développement d’activités durables.

La DGF poursuit ses stratégies de préservation de la biodiversité

L’année 2020 est «cruciale» pour la biodiversité et la communauté  scientifique n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au sujet de son rythme  d’appauvrissement tout en insistant aussi sur la problématique du climat,  note la même source. A ce titre, la Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique pour la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES), a publié un  rapport alarmant en 2019, affirmant que l’ampleur de la destruction de la  nature n’a jamais atteint ce stade, avec près d’un million d’espèces  animales et végétales qui risqueraient de disparaître à brève échéance.
Le changement climatique constitue l’une des principales menaces qui  pèsent sur la biodiversité, selon la DGF. Il bouleverse les écosystèmes naturels et les aires de répartition des  espèces, aggrave le phénomène de désertification, impactant, ainsi, les  populations humaines et les activités économiques (agriculture, pêche,  tourisme ). Les solutions basées sur la nature représentent des alternatives  écologiquement et économiquement viables et durables et la DGF a longtemps  appuyé ce principe, à travers les différentes stratégies adoptées en  matière de préservation de la biodiversité, en assurant une gestion  écosystémique des espaces forestiers, des zones arides, des aires protégées  et des zones humides. En effet, des efforts continuels sont menés, notamment dans la création de  nouvelles aires protégées, à l’exemple du Parc National de Babor-Tababort  et la Réserve Naturelle de Cap Lindles, classés en 2019.  Des stratégies de conservation par espèce ont été, également, menées pour  l’amélioration des connaissances sur les espèces rares en voie de  disparition, à l’instar de la mégafaune sahélo saharienne (antilopes et  gazelles ) et du Guépard du Sahara.
Concernent cette espèce hautement emblématique du Sahara,  l’observation, par les scientifiques, d’une présence avérée mais  sporadique, a incité la Direction Générale des Forêts à élaborer la  Stratégie Nationale et le Plan d’Action pour la préservation de l’espèce en  collaboration avec le Range wide Conservation Program for Cheetah and Wild  Dog «RWCP». Dans ce sillage, deux ateliers ont eu lieu, le premier en 2015 pour  l’élaboration du plan d’action, et le second en 2017 pour sa validation. Grâce à ces efforts, des résultats encourageants ont été rapportés, et  l’année 2020 a été marquée par l’observation, une seconde fois, de ce  rarissime félin dans son milieu naturel.
Ce constat très encouragent conforte la Direction Générale des Forêts dans  la démarche adoptée en poursuivant sa politique visant la consolidation des  stratégies de conservation des espèces menacées de disparition. Aussi, l’amélioration des connaissances sur la biodiversité reste un des  objectifs majeurs qu’entreprend de réaliser la Direction Générale des  Forêts, à travers notamment la mise en place de réseaux thématiques  fonctionnant de façon permanente, consacrés tant au suivi qu’a la veille  écologique.  Dans cette optique, la DGF compte, à son actif, quatre réseaux  fonctionnels dont : le réseau sanitaire de la faune sauvage, celui  concernant la santé des forêts, un troisième dédié au suivi de la dynamique  des oiseaux (RNOOA) et un quatrième traitant des aspects liés à la flore et  la gestion des écosystèmes.  Ces réseaux, interconnectés et interdépendants, agissant tous en synergie  sont quasi salutaires pour assurer et renforcer la veille écologique  surtout dans le contexte environnemental actuel fortement exacerbé.