jeudi , 23 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Le ministre de la Communication Ammar Belhimer</span>:<br><span style='color:red;'>«La liberté de la presse est un principe constitutionnel immuable»</span>

Le ministre de la Communication Ammar Belhimer:
«La liberté de la presse est un principe constitutionnel immuable»

La position du président Tebboune «a été accompagnées d’actes qui ont conféré à cette nouvelle orientation sa dimension effective, notamment à la faveur de ses rencontres périodiques avec les différents médias nationaux, publics et privés, voire étrangers», souligne le ministre.

La liberté de la presse est constitutionnellement garantie, a affirmé en substance, le ministre de la Communication, qui attribue cette avancée au président de la République. Dans un message adressé à la corporation des journalistes, Ammar Belhimer a affirmé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune «a érigé la liberté de la presse en principe immuable, consacré par la Constitution du 1er novembre 2020, avec toutes les garanties qui offrent au journaliste l’espace de liberté nécessaire à l’exercice de ses missions, avec professionnalisme et déontologie». Il rappellera, à ce propos, l’article 54 de la Loi fondamentale qui dispose que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté». Cette disposition constitutionnelle confirme, si besoin, la volonté présidentielle de hisser la liberté de la presse aux standards des pays développés en la matière. A ce propos, la position du président Tebboune «a été accompagnées d’actes qui ont conféré à cette nouvelle orientation sa dimension effective, notamment à la faveur de ses rencontres périodiques avec les différents médias nationaux, publics et privés, voire étrangers», souligne le ministre qui ne manque par d’indiquer que le chef de l’Etat a aussi fait des réseaux sociaux «un moyen direct et interactif à travers lequel il s’adresse aux citoyens, où qu’ils soient, en toute sincérité et transparence».
Dans le même contexte, a fait observer le ministre, «un décret exécutif relatif aux modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne a été élaboré en novembre dernier.» Pour M.Belhimer, cette activité est désormais «soumise à la publication à travers un site électronique, dont l’hébergement est exclusivement domicilié physiquement et logiquement en Algérie, avec une extension du nom de domaine .dz».
Mettant en évidence le caractère souverain de la démarche, le ministre a évoqué l’intervention des compétences exclusivement nationales pour la réussite de l’entreprise en mettant en échec «des tentatives de piratage de sites électroniques connus pour défendre les intérêts de l’Algérie, notamment lors de l’opération de transfert et d’hébergement de contenu en Algérie», note le ministre de la Communication.
A ce propos, le ministre a souligné que la promulgation du décret exécutif régissant la presse électronique «s’inscrit dans le cadre des grands chantiers de réforme basés sur deux principaux axes». Sur cette mission, le premier axe traite du «renforcement du système législatif et réglementaire du secteur et son adaptation aux dispositions de la Constitution», précise M.Belhimer. Le deuxième axe a trait à «la maîtrise de la numérisation, à travers la dotation en équipements développés et la garantie d’une formation ciblée en vue de parvenir à produire un contenu cybernétique national sécurisé et diversifié».
La grande nouveauté que le ministre évoque dans son message à la presse est en rapport avec la presse électronique qui, selon lui, a su électriser l’opinion sur la pandémie de la Covid-19, tout en jouant un rôle central dans la guerre cybernétique systématique contre l’Algérie. Cette même presse a donné de la voix sur des dossiers sensibles à l’image de la situation au Sahel et la normalisation avec l’entité sioniste.
Sur un autre registre, et dans une optique de rationalisation de l’exploitation d’ALSATCOM-1, un décret exécutif modifiant et complétant le décret portant Statut de l’Etablissement Public de Télé Diffusion d’Algérie (TDA) a été promulgué en 2020. Un point sur lequel, le ministre a indiqué que Télédiffusion d’Algérie peut, en vertu de ce changement, «conclure des contrats commerciaux pour la fourniture de prestations de services de diffusion directe».
Le ministre a enfin annoncé le nombre de professionnels de la presse déclarant à ce sujet «autant nous sommes fiers de compter 8500 journalistes et 180 quotidiens, bénéficiant du soutien de l’Etat en matière de papier et de publicité publique, autant nous nous attelons à la promotion de la presse pluraliste, libre et responsable. Une presse qui soit un allié pivot dans le développement des droits de l’Homme et des démocraties, dans la réalisation du développement durable et dans la contribution à produire le changement escompté dans l’attitude du destinataire et dans son interaction positive avec les évènements qui l’entourent».
Il en veut pour preuve les résultats d’un sondage d’opinion mené par une université étrangère et qui révèle que «69% des Algériens sont convaincus que la presse critique librement la performance du Gouvernement, assez régulièrement et sans crainte de poursuites».
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le ministre de la Communication a tenu à exprimer ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des journalistes, réitérant son soutien «absolu» à tous les efforts visant à valoriser la profession.
Il a en outre formé, pour la corporation, le vœu davantage de distinction, «qui soit à la hauteur de ses apports et de nos aspirations communes à développer continuellement sa performance dans la cadre de la liberté de parole, de la véracité de l’information et de la responsabilité de la source».
Le ministre n’a pas manqué l’occasion de se recueillir à la mémoire des martyrs de la profession «qui ont défendu, au prix de leur vie, son honneur et les valeurs de vérité, de paix et de justice, notamment durant les périodes difficiles qu’a eues à traverser l’Algérie, dont la plus récente est la pandémie du Coronavirus».
Anissa Mesdouf