mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>RENCONTRE GOUVERNEMENT-WALIS</span>:<br><span style='color:red;'>La lourde mission des autorités locales</span>

RENCONTRE GOUVERNEMENT-WALIS:
La lourde mission des autorités locales

Le président de la République a confirmé le l’entrée en vigueur de l’allocation chômage au premier trimestre de l’année 2022. Il a également mis en exergue le caractère social de l’Etat algérien, rassurant ainsi les Algériens sur le rôle protecteur de la République.

Le Président de la République a présidé, hier, l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-walis au Palais des Nations au Club des Pins. Placée sous le thème «Relance économique, équilibre régional, justice sociale », la traditionnelle rencontre durera deux jours.
Les membres du Gouvernement, les walis de la République, des représentants des deux chambres du Parlement, des cadres centraux des différents secteurs ministériels, des entreprises et des instances publiques ainsi que des experts et des spécialistes, ont pris part à cette importante conférence. Dans un discours de près d’une heure, le président de la République a brossé un tableau complet de la situation du pays, de sa puissance, de ses capacités et des écueils que rencontre l’action du gouvernement.
Le président de la République a, dans ce sens, confirmé l’entrée en vigueur de l’allocation chômage au premier trimestre de l’année 2022. Il a également mis en exergue le caractère social de l’Etat algérien, rassurant ainsi les Algériens sur le rôle protecteur de la République. Un rôle qu’il entend tenir en instruisant le ministre du commerce de mettre un terme au phénomène de la spéculation qui concerne des produits de large consommation, et ce, avant la fin de l’année.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a souligné le statut de puissance régionale de l’Algérie et regretté que certains algériens n’y accordent pas l’attention voulue. Il a surtout révélé que des dizaines de sites Internet travaillent à affaiblir l’Algérie. Abdelmadjid Tebboune n’a pas cité les noms des pays qui s’attaquent à l’Algérie, mais on aura deviné qu’il ciblait le Maroc. Concernant la conférence, à proprement parler, il faut savoir qu’il sera question d’évaluer les politiques du développement socio-économique local, avec ce que cela suppose comme freins bureaucratiques, mauvaise appréciations des projets, gestion hasardeuses, mais également des succès et des avancées constatés sur le terrain dans certains secteurs d’activité.
Ainsi, les participants se pencheront notamment sur «l’évaluation de l’état d’application des instructions données par le président de la République durant les précédentes rencontres », «l’examen des voies et moyens de relancer une nouvelle dynamique dans le processus du développement local notamment les axes liés à l’adaptation des programmes du développement local et ceux du développement régional équilibré » et «les modalités et outils de relance de l’investissement et de gestion des crises au niveau local» ainsi que «la réforme des méthodes de gestion des services publics».
L’autre objectif de cette rencontre consister à réfléchir sur une nouvelle approche en matière de développement local qui doit ouvrir des perspectives pour la mise en place d’un nouveau cadre de conception, de concertation, d’exécution, de suivi et d’évaluation des programmes locaux de développement. Les participants à la conférence ont jusqu’à aujourd’hui pour proposer un modèle de développement local et central à même de montrer plus d’efficacité que celui qui a cours présentement.
Pour ce faire, la mission d’un des ateliers qui ont été installés à l’issue de la plénière tient dans la refonte des modes de gestion des services publics locaux. Selon une fiche de présentation distribuée à la presse, cet atelier vise à implémenter de manière effective les nouveaux modes de gestion des services publics de proximité, ainsi que la refonte des modes d’organisation, les missions et le fonctionnement des établissements publics locaux avec une optique économique. Ce ne sera pas facile dans un contexte dominé par une bureaucratie ambiante. Il est question également d’engager une réflexion notamment sur la normalisation des procédures existantes et la production d’indicateurs sur la base desquels doivent fonctionner les services publics locaux, sur la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire favorable à une gestion moderne et intelligente du service public local et l’intercommunalité et coopération inter wilaya en vue d’une mutualisation des moyens dédiés à certaines missions.
Yahia Bourit

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